Je crois que le cheminement de la quête de soi est jalonné d’étapes, entre rencontres bouleversantes et introspections lucides, qui nous mènent à de profondes transformations en vue d’atteindre la complétude.

Ces étapes en elles même peuvent présenter des difficultés. De même qu’une randonnée requiert des efforts pour parvenir à un col, puis un autre jusqu’à atteindre le sommet.

Comment appréhender les événements de la vie les plus difficiles ? Comment traverser les difficultés du cheminement de la quête de soi ?

Je vous propose d’aborder le sujet au travers de deux représentations : celle de l’Arbre, puis de la Montagne.

L’Arbre et les questionnements existentiels.

Tel que j’en parlais dans mon précédent article où j’introduisais les « Guides de lumières » ; à l’image d’un arbre et de son branchage, je pense qu’on peut visualiser le cheminement de la vie comme un parcours vertical entrecoupés de ramifications. Lesquelles s’élèvent toutes vers les ciel, comme représentation de l’épanouissement personnel.

Tant qu’on se trouve sur une branche, avec sa continuité, tout va pour le mieux. Et c’est peut-être quand on s’y attend le moins que notre chemin se sépare en deux. Ce qui implique de faire un choix. Mais… lequel ?

Concrètement, je pense que ce genre d’étape de la vie peut être représentée par des moments d’interrogations sur qui on est, qui l’on souhaite devenir… Il peut s’agir, par exemple, d’une remise en question professionnelle. Je m’y suis confronté à la fin de mon dernier CDD. Une profonde remise en question de mes aspirations professionnelle, de mon identité avec mes valeurs, mes croyances, mes compétences…

De cette remise en question, découle un sentiment d’égarement. L’impression de s’être complètement perdu. J’y reviendrai dans un article dédié.

Les questionnements, en soi, sont des vecteurs du changement. Autrement dit, d’une évolution vers une meilleure (ou du moins une nouvelle, comme vous préférez) version de soi même. Pourquoi me suis-je confronté à de tels questionnements suite à une année d’épanouissement tant sur le plan personnel que professionnel ? Pourquoi cette chute alors que mon chemin m’apparaissait tout tracé, se dessinant sans discontinuité dans une prairie tranquille ?

Parce que j’ai changé.

Du moins, je me suis confronté à des choses qui me correspondaient moins. Ce qui m’amène malgré moi à me poser des questions afin de me réorienter et de rectifier le tir.

En fait, je pense que les expériences de notre vie et les divers événements que nous traversons mettent à l’épreuve nos valeurs, nos choix de manière générale et ce que l’on prenait peut-être pour acquis. En l’occurrence, je me suis lancé dans une voie professionnelle où malgré moi, je n’ai réalisé que par la pratique que certaines choses me correspondaient moins. De même, la plupart de mes relations amicales me laissaient soudainement avec beaucoup d’insatisfaction et de frustration. J’ai compris plus tard que je côtoyais des personnes avec qui que je n’avais pas tant à partager.

Comme je l’ai dit plus haut, toutes les branches mènent au ciel. Alors quand il est question d’interrogations, de questionnements sur sa vie ou d’hésitation entre plusieurs choix, je pense qu’il faut comprendre qu’il n’y a pas de bons choix. Seulement des choix différents. Des choix qui nous mènent tous à l’élévation de l’âme, à une évolution vers une nouvelle version de soi même. De même que toutes les branches de l’arbre aboutissent à des bourgeons.

En ce sens, si cette étape peut s’avère très déconcertante, elle n’en est pas moins enrichissante. Car j’ai personnellement appris à mieux me connaître, et par conséquent à mieux choisir mes amis, mais aussi à m’orienter vers des métiers qui me correspondent davantage.

La Montagne et les sommets inatteignables.

Tant qu’on se trouve sur une ligne droite, un sentier qui se poursuit sans discontinuité, tout va bien. Un peu comme ces randonnées où on marche sur des terrains plats si bien qu’on peut-être pleinement présent à l’environnement. Mais après quelques instants de marche paisible, le sentier s’avère abrupt.

Dans ces moments là… on en bave ! Les efforts à fournir sont considérables. Cela m’évoque ma première randonnée dans le Massif des Écrins. La plus difficile que j’ai jamais faite ! J’en ai bavé du DÉBUT à la FIN. Plus de 1200 mètres de dénivelés sur 5km. Dans la vie, sur le chemin sinueux et ombrageux de la quête soi, on traverse des aventures qui exigent de surmonter des obstacles et des difficultés parfois douloureuses.

Alors on est tenté de regarder en arrière. Le doute s’immisce au sein même de notre cœur. Suis-je sur le bon chemin ? Est-ce que j’attendrais mon objectif au terme de ces efforts ? Est-ce que je vais y arriver ? On jette un œil derrière soi, puis on regarde au loin où le sentier semble se poursuivre sans jamais en finir. Puis alors on arrive à une butte et on se dit, « ça y est ! Enfin arrivé ! », mais arrivé au sommet de la butte en question, le chemin se poursuit sur une autre butte, toujours plus haut, où on se confronte à la même déception. Le découragement nous guette. C’est normal.

Pourtant, on le sait, que ce sentier mène à un sommet. C’est un fait. Et on sait aussi, et pertinemment, que plus on s’approche du sommet, plus la difficulté est grande étant donné que les dernières distances sont souvent les plus raides. C’est pareil pour les difficultés de la vie. Aussi douloureuses soient-elles, elles aboutissent toutes à une récompense. Et plus elles sont difficiles à vivre, plus grand s’avère l’enseignement à en tirer, plus on est proche d’une évolution. C’est pourquoi il faut persévérer, coute que coute. Car une chose est certaine, faire marche arrière ne nous apportera rien. Pas plus que d’emprunter les sentiers battus.

Alors évidemment, ce n’est pas évident de se dire : « Je ne sais pas pourquoi je souffre, mais je comprendrais quand je serais arrivé à bout ». Parfois, le découragement est tel qu’on se persuade que cette aventure est sans espoir.

Prenons l’exemple de la plus difficile de mes mésaventures : ma récente dépression. J’en ai énormément souffert… Je n’ai eu de cesse de me ressasser que j’étais tombé au fond du gouffre. Que la vie ne m’aimait pas. Qu’elle n’avait plus rien à m’offrir. Que je serai seul toute ma vie. Que je ne connaitrais plus jamais le bonheur. Pas même un soupçon d’émotion positive. Je ne pouvais entendre que je vivais, en réalité, une épreuve qui m’en apprendrait énormément sur moi et me permettrait d’en sortir plus fort que jamais.

C’est la même chose concernant mon aventure amoureuse dont je parle dans mon article « La quête de soi par un détour aux pays de l’Amour ». Dans tous les cas, je pense qu’il faut avoir foi en soi et en la vie. Croire en soi, en ses capacités etc… puis redoubler de courage et de persévérance.

 

Et vous, comment appréhendez-vous les difficultés de la vie ? Ces deux représentations vous encouragent-elles ?

 

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