La méditation est infiniment bénéfique quand on est hypersensible. Dans un monde quelque peu frénétique, la méditation nous permet en un sens de renouer avec notre sensibilité et de mieux cohabiter avec nos émotions. Concrètement, méditer c’est : éveiller ses sens, développer son intelligence émotionnelle, s’ancrer dans l’instant présent… Voici donc 3 raisons incontournables pour lesquelles tu devrais méditer si tu es Hypersensible !

1 – Développer son intelligence émotionnelle

En écho à ces personnes hypersensibles qui se disent submergées par leurs émotions, on nous qualifie parfois « d’éponges émotionnelles ».

En effet, une personne hypersensible ressentirait des émotions plus intenses du fait d’une forte émotivité. Plus justement, tel que Saverio Tomasella nous l’explique, une personne hypersensible ressentirait un plus grand nombre d’émotions.

Or nous vivons dans une société dont l’éducation néglige cruellement notre intelligence émotionnelle. C’est à dire la capacité à reconnaître, comprendre et maîtriser ses émotions.

Aussi, beaucoup de personnes, qu’elles soient hypersensibles ou non, témoignent d’un manque d’intelligence émotionnelle. Qu’importe notre sensibilité, nous connaissons tous des difficultés à vivre nos émotions en conséquence des lacunes de notre éducation. Mais les difficultés sont probablement d’autant plus grandes en ce qui concerne une personne hypersensible, étant donné la forte émotivité impliquée.
Voici donc une première raison qui devrait nous motiver à méditer : à savoir développer notre intelligence émotionnelle !

Effectivement, la méditation de la pleine conscience est extrêmement bénéfique en ce sens. Car méditer, c’est apprendre à être dans l’écoute, l’observation et l’identification de ses émotions.

Je me suis initié à la méditation de la pleine conscience en 2017 et il va sans dire que la pratique m’a radicalement transformé ! Émotionnellement parlant, je me sens beaucoup plus stable en comparaison à une époque où je subissais quelque peu mes émotions. À présent, il m’est relativement aisé de reconnaître une émotion et d’en assumer pleinement la responsabilité.

2 – Lutter contre les ruminations et le mental FM

Par le passé j’ai longuement souffert de mes ruminations et de mon pessimisme.

« Notre cerveau est une extraordinaire machine à produire des pensées », nous dirait Christophe André. Mais alors pour nous autres hypersensibles, la machine s’avère vite infernale ! Car notre pensée en arborescence peut être tout aussi cauchemardesque que fructueuse. En effet, quand il est question du « mental FM » tel qu’en parle Alexandre Jollien, nos pensées pessimistes et idées noires abondent en tout sens.

En l’espace de quelques semaines seulement, méditer m’a aidé à lutter radicalement contre la rumination et le vacarme de mental FM.

Je me surprenais soudain à être capable de dire « STOP ! » à toutes ses pensées néfastes qui tournaient en boucle. À distinguer une pensée constructive, ou dit autrement une réelle réflexion, d’une pensée négative qui ne mène jamais à rien.

Car si on aime avoir des réflexions profondes quand on est Hypersensible, il ne faut néanmoins pas les confondre avec ses discours intérieurs qu’on ressasse inlassablement alors qu’ils ne nous apportent rien.

Il ne s’agit donc pas de cesser de penser, le problème n’est pas là : « Les pensées ne sont pas un problème, le problème, c’est de ne pas être conscient de la dispersion, de l’agitation mentale et surtout de la confusion (entre pensée et réalité), et de l’adhésion (prendre toutes ses pensées au sérieux). […] Ne pas vouloir les empêcher, ne pas chercher à les chasser, donc. Mais ne pas non plus les suivre, leur obéir, se résigner à les subir. Les accueillir et les observer dans le cadre d’une conscience élargie (d’où l’importance de s’ancrer dans l’instant présent par le souffle, le corps, les sons. » – Méditer jour après jour, Christophe André.

Petit à petit, j’ai appris à m’affranchir des lamentations incessantes afin de m’ancrer dans l’instant présent.

C’est là l’un des plus grands bénéfices que j’ai tiré de ma pratique.

Un cadeau comme la vie m’en a rarement offert.


3 – S’ancrer dans l’instant présent pour un éveil des sens

Dans une société avide de productivité et au mode de vie souvent effréné, il n’est pas rare de se perdre dans une préoccupation quotidienne vis à vis de l’avenir ou du passé.

La méditation nous apprend à (ré)orienter notre attention sur l’instant présent.

Et c’est FOU ce que ça fait du BIEN, BORDEL ! (pardon, je m’emporte xD)

À vrai dire, je crois que cet ancrage dans l’instant présent est ESSENTIEL quand on est hypersensible.

Nos préoccupations incessantes vis à vis de notre avenir professionnel, de notre réussite sociale ou des erreurs commises par le passé… génèrent beaucoup d’anxiété. Et pendant ce temps, la vie nous file entre les doigts.

Pendant ce temps, nous ne sommes pas vivants.

La vie nous a doté de sens aiguisés, mais ils sont anesthésiés par l’environnement anxiogène de notre société ou un mental FM trop bruyant.

Or s’ancrer dans l’instant présent, c’est aussi éveiller tous ses sens. Se sentir vivant, au travers de tous nos sens. Apprécier les caresses d’une brise délicate, respirer pleinement l’air revigorant de la montagne, savourer le chants des oiseaux, se laisser bercer par le chant des cigales…

« Nous baignons dans un univers sonore permanent, dont nous ne prenons conscience que par moments. […] Nous avons besoin de ces sons, notamment des vrais sons de la vie, de la nature. Ils sont la nourriture bio de nos oreilles. La mer, la montagne, la campagne nous les offrent. C’est pourquoi leur pouvoir pacifiant est grand sur nous : ce sont les très vieux sons de nos racines animales. » – Méditer jour après jour, Christophe André.

En quelque sorte, la méditation nous conduit à renouer avec notre sensibilité. C’est d’ailleurs au travers de ma lecture du livre de Christophe André que j’ai pris conscience de ma sensibilité.

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