Olivia est l’auteure du compte instagram « Gang des Introvertis », qui comptabilise plus de 5287 abonnés à l’heure où cet interview est publié ! En amont de son compte instagram, c’est d’abord une introvertie INFP, naturellement rêveuse et débordante d’imagination. Une introvertie qui a longtemps ignoré les qualités de cette différence qui a été sujette à tant de reproches, à l’image de beaucoup d’autres introvertis. Olivia a gentillement accepté de me témoigner du vécu de son introversion et de m’en dire plus sur les origines du fameux Gang des Introvertis !

INTERVIEW D’UNE INTROVERTIE
Auteure du compte instagram : Gang des Introvertis

PRÉAMBULE : TOI ET TON INTROVERSION

Quand et comment est-ce que tu as compris que tu étais introvertie ?

Pendant une période charnière de ma vie qui m’a permis de tout remettre en question. Je sortais d’un quotidien parisien routinier, le « métro boulot dodo » tel qu’on se l’imagine. Quand on est dedans, avec l’effervescence, on ne prend pas conscience de tout ce qui nous manque, on finit par ne plus du tout s’écouter et se complaire dans cette existence. On se met à trouver certaines choses normales alors qu’elles ne sont pas spécialement épanouissantes pour notre santé mentale sur le long terme. Après quelques voyages, des projets perso qui ont plus ou moins fonctionné et le recul nécessaire, j’avais besoin d’un nouveau but dans ma vie. Et à cette époque, je traînais beaucoup sur Reddit et Instagram. Les anglophones sont très à jour sur les questions relatives à l’introversion et je me suis mise à lire des témoignages et des articles autour du sujet. À l’époque, l’introversion était pour moi rien d’autre qu’un synonyme de timidité, alors qu’il s’agit en fait de deux termes tout à fait différents.

Évidemment, j’ignorais tout ça comme beaucoup de monde. Et mon introversion, je la réfrénais en suivant le mouvement pour ne pas trop me faire griller. Mais le naturel revient toujours… Ça commençait à peser assez lourd sur mon cœur. Je sentais que quelque chose n’allait pas et qu’il fallait que ça change.

La lecture de La Force des discrets de Susan Cain a été décisive pour moi, elle a été en quelque sorte mon déclic. Un déclic qui s’est confirmé avec son TED Talk que j’ai trouvé incroyable. J’en suis ressortie regonflée à bloc. C’est là que j’ai compris que je pouvais être qui j’étais, que j’avais de la valeur et que j’étais en mesure d’agir comme n’importe qui d’autre sur terre, mais à ma manière.

Je suis très heureuse d’avoir pu réaliser tout ça jeune. Et je fais tout mon possible pour que mes abonné.e.s les plus jeunes réalisent leur potentiel pour ne pas tomber dans les mêmes revers que moi.

Quelle est ta personnalité d’après le mbti ? Tu peux nous en toucher quelques mots ?

Alors avant tout, petite précision : je n’ai jamais passé le test officiel avec une personne formée au MBTI. Alors je vais me baser uniquement sur les très nombreux tests que j’ai pu faire sur internet, mais dont les résultats sont assez clairs pour moi.

Je suis systématiquement INFP, à savoir la personnalité du médiateur. Essayer de comprendre le fonctionnement du MBTI m’a beaucoup apporté. D’abord sur le plan personnel : j’ai pu me reconnaître très facilement dans ce type, malgré le risque de l’effet Barnum qui n’est jamais bien loin et qui peut arriver bien plus souvent qu’on ne le pense. J’ai pu de cette manière expliquer mon tempérament très passionné, ma grosse tendance à la rêverie, mes élans créatifs, qui ont toujours fait partie de moi, mais que je n’expliquais pas vraiment.

Et puis sur tous les autres plans, ça change beaucoup de choses ! À mon sens, le MBTI est un super outil à ce niveau-là. Il est très intéressant pour l’analyse des autres et des relations interpersonnelles. Pour moi, il peut ouvrir la discussion, mais surtout, il nous permet de faire preuve d’un peu plus de patience et de compréhension vis-à-vis des personnes qui n’ont pas du tout le même mode de fonctionnement que le nôtre.

Bien entendu, et ça, je le dis à chaque fois sous mes posts dédiés au MBTI, le MBTI a ses limites, il ne s’agit que d’un outil de compréhension. Une personne n’est pas juste un type MBTI. L’être humain est bien trop complexe pour être catalogué de cette façon. Il faut donc faire très attention aux stéréotypes qui sont véhiculés un peu partout, y compris dans les memes qui fleurissent un peu partout sur Insta ou Reddit même si j’avoue, ils me font beaucoup rire !

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Partez.⁣ ⁣ Partez lorsque vous sentez que l’on vous retire quelque chose de naturel, cette chose qui se trouve tout au fond de vous. ⁣ ⁣ Partez si vous devez sans cesse vous excuser d’être vous : si c'est le cas, c’est que ce lieu et ces autres personnes ne sont pas faits pour vous : si vous devez changer quelque chose qui vous constitue, c’est mauvais signe. ⁣ ⁣ Je sais que l’on ne peut pas quitter certaines institutions telles que l’école avant d’avoir un certain âge. À celles et ceux qui me suivent qui sont un peu plus jeunes : je sais à quel point ce que vous traversez est difficile, j'ai été un jour à votre place. Aussi compliqué que cela puisse être, retenez bien ça : ne laissez personne vous discréditer, surtout pas toutes ces personnes qui se trouvent cloisonnées pendant des années au sein de ces écoles, de ces administrations et qui ne connaissent en réalité rien de la vie. Vous valez mieux que ça et un jour, on vous aimera pour ce que vous êtes. Attendez de pouvoir prendre votre envol et ne perdez pas de vue votre identité parce que quelqu’un vous a un jour dit que vous ne deviez pas être comme vous êtes. ⁣ ⁣ À celles et ceux qui luttent tous les jours au travail : préparez votre départ, vous n’avez rien à faire ici et ne vous excusez pas de quitter cet endroit, même s'il vous apporte une sécurité financière, même si vos proches le voient d’un très mauvais oeil : ils ne savent pas ce que vous vivez au quotidien. ⁣ ⁣ À celles et ceux qui se sentent mal au sein d’un groupe d’ami.e.s, prenez vos distances, vous ne trouverez jamais respect et acceptation ici, de toute façon. Et si vous avez peur de la solitude, sachez qu'elle est temporaire. Mieux vaut être seul.e que mal accompagné.e. Tout peut se reconstruire ailleurs.⁣ ⁣ À celles et ceux qui doivent supporter les injonctions de leur famille : on ne la choisit pas, vous n'y pouvez rien. Partez sans vous retourner s'il le faut, les liens du sang ne sont jamais une excuse. ⁣ ⁣ .⁣ .⁣ .⁣ .⁣ ⁣ #GangdesIntrovertis #introverti #introvertie #introversion #développementpersonnel #jesuisintroverti #jesuistimide #inspiration #confianceensoi #etatdesprit #citations #citation #citationfr #culpabilité #toxicité

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Comment as-tu vécu ton introversion au cours de ton enfance ? Comment tu la vis aujourd’hui ?

Petite, la maison familiale était mon havre de paix. Mes parents sont également des personnes introverties, donc je n’ai jamais eu à leur justifier quoi que ce soit au sujet de mon tempérament. À la maison, je passais le plus clair de mon temps à rêvasser dans ma chambre et à inventer des histoires incroyables à mes poupées. Et puis j’ai eu aussi de très nombreuses « phases » où je me prenais de passion pour quelque chose en particulier, ça durait des mois, parfois davantage. Mes parents m’achetaient souvent des livres éducatifs, alors j’apprenais tout plein de choses et ça m’émerveillait ! J’étais fascinée par l’Égypte antique et la science-fiction, Lara Croft et la musique pop. Et tout ce que j’apprenais, j’adorais le mettre en application en créant. Je dansais, je chantais, j’écrivais des chansons, je m’enregistrais. J’avais même un gros carnet où je conservais ces mêmes paroles de chansons… il doit encore traîner quelque part dans ma chambre d’ado dans un placard. J’adorais vraiment chanter et me mettre en spectacle ! Il y a même photos et des vidéos de moi qui doivent traîner dans les archives familiales où je suis en train de chanter devant un public d’adultes hilares. Bref, j’étais une petite fille très joyeuse et curieuse de tout, un petit clown, mais un petit clown qui avait régulièrement besoin de solitude. Le fait d’être une fille unique a sans doute contribué à ça.

Mais cette attitude dénotait beaucoup avec celle que j’adoptais à l’école, où j’ai découvert que le monde réel n’était pas celui de mes rêves. La cruauté des autres, enfants comme adultes, a été très dure à encaisser pour moi. On me reprochait chaque jour une montagne de choses, parmi elles ma « timidité maladive », mon absence « d’implication », ma propension à être tout le temps « dans la lune » ou « déconnectée du réel », le fait aussi d’être un peu en retrait à la récré. Mes carnets scolaires ont été de véritables cahiers de doléances. Petite déjà, j’avais intégré que quelque chose ne tournait pas rond chez moi. Les adultes me l’ont bien fait comprendre avec leur comportement avec moi. Je voyais leurs regards inquiets posés sur moi, comme si j’étais un cas étrange. Comment pouvais-je savoir à l’époque que ce qui me rendait différente pouvait être ma plus belle qualité ? Il n’y a avait aucune représentation, nulle part. Je devais être extravertie. Et quand on est une enfant, on voudrait juste rentrer dans le moule. Et dès le plus jeune âge, il fallait sans cesse que je me justifie ou que j’adopte une autre attitude, qui n’était pas naturelle.

Aujourd’hui, en tant qu’adulte, je réalise qu’il m’a fallu beaucoup de temps pour accepter mon introversion. Car ma différence, je l’ai trainée partout, mes justifications tout autant. Je pense revenir de loin, comme toutes les personnes introverties de cette terre. Aujourd’hui, je suis davantage en phase avec moi-même depuis que j’ai accepté mon introversion. L’accès à l’estime de soi est un long chemin qui dure parfois toute une vie, surtout si on doit se défaire de toutes ces injonctions et ces paroles parfois dures entendues à notre sujet. Mais j’avance. Doucement mais sûrement !

Quel a été le déclic qui t’a poussé à créer le Gand des Introvertis ?

C’est venu un soir vers 3h du mat, fin 2019. Je dormais très mal à cette époque et puis, un petit éclair de lucidité plus tard, je suis sortie du lit avec l’idée. Le truc, c’est que j’ai très régulièrement un tas d’idées qui traversent mon esprit, mais j’ai souvent du mal à les saisir au vol et à les exploiter jusqu’au bout. Mais ce soir là, cette fois, c’était différent. Je me suis directement lancée dans la création de contenus et à la définition d’une ligne édito à mon échelle, conforme à mes valeurs et aux messages que je voulais partager. Ce n’est pas quelque chose qui m’est étranger puisque c’est mon métier de base. Alors j’ai avancé avec confiance tout en me disant « advienne que pourra, si ça ne fonctionne pas, j’aurais au moins tenté et c’est le principal ».

Ce qui changeait en revanche, c’est que je n’écrivais plus au nom d’une marque ou d’un média, il s’agissait là de ma propre voix. Et après des années à accumuler tout ce que je vivais et à me cacher derrière d’autres noms, j’étais petit à petit en train de vider mon petit sac émotionnel que je trainais avec moi sans m’en rendre compte. J’avais retiré mon masque et l’envie de partager mon vécu avec d’autres personnes, mais aussi d’injecter de l’autodérision dans mes contenus. Les memes me semblaient être une bonne façon de le faire. Ce sont des épisodes de ma vie que je partage de cette manière, et je pense qu’en rire fait beaucoup de bien. L’humour est une manière efficace de dédramatiser les choses. Au-delà de la dimension thérapeutique de cette démarche, je ressentais aussi l’extrême besoin de me connecter aux autres, de leur parler, de faire naître en eux un sentiment rassurant, réconfortant. J’aime profondément les gens. Les voir se reconnaître et se sentir mieux à travers ce compte est une immense victoire pour moi. Quand certaines personnes m’écrivent qu’elles ont enfin compris qui elles étaient et que désormais, elles arrivaient à davantage s’affirmer au quotidien et que ce déclic est en partie venu par le biais du Gang des Introvertis, je me sens infiniment heureuse. Réaliser qu’on a pu aider d’autres personnes à notre manière et résonner dans leur cœur est vraiment le plus beau sentiment qui existe au monde.

LE GANG DES INTROVERTIS, LE COMPTE INSTAGRAM

Légende de l'image | Crédits Photo : Nicolas Peters


Pourquoi alors le « Gang des introvertis » ? Est-ce qu’il s’agit en quelque sorte d’une communauté rebelle contre une société extravertie ?

À vrai dire, le nom m’est venu tout seul, je n’ai pas cogité très longtemps pour le trouver. Il devait être temporaire, mais c’était une sorte d’évidence. C’est resté parce que je trouvais que ça sonnait bien et que ça s’inscrivait parfaitement dans l’atmosphère que je voulais insuffler à cette page et à ce blog. Le « Gang » représente une famille, une famille que l’on choisit, une famille unie qui vous comprend, l’endroit où l’on se sent pleinement chez soi et surtout, plus important encore, libre de pouvoir être soi. Je ne parlerais pas de « rébellion », mais plutôt de « déclaration d’indépendance ». Mon message est clair : on n’écoute plus les injonctions dictées par la société, on décide de vivre selon nos propres règles du jeu parce qu’on ne fait de mal à personne, on prend nos propres décisions et on sensibilise le plus de personnes pour valoriser des profils plus hétérogènes. Une façon d’instaurer un climat harmonieux et bienveillant.

Selon toi, quel est le problème en France avec l’introversion ?

Comme dans de nombreux pays, l’introversion n’est pas très bien comprise ici. Ne serait-ce que pour donner la signification du terme, il y a des confusions évidentes. On assimile encore beaucoup trop souvent l’introversion à de la timidité, qui sont deux choses différentes (même si elles peuvent parfois se compléter). Et puis, il suffit de regarder les synonymes du mot « introverti.e ». On reste sur un champ lexical plutôt négatif, globalement. « Renfermé.e », « replié.e », « taciturne », « égoïste »… Ça ne donne pas super envie, on est d’accord. Et je n’en veux pas aux personnes qui font encore la confusion, puisque le sujet est relativement tabou : très peu en parlent vraiment. Comment peut-on faire la différence, si on n’en parle pas et qu’on en fait un terme forcément péjoratif ?

Et puis il s’agirait de tout revoir, de l’éducation au cadre professionnel. Dès l’école maternelle, les jeunes introverti.e.s se retrouvent à devoir faire semblant d’être quelqu’un.e d’autre, parce que l’enseignant.e a dit qu’il faut « sortir de sa coquille » ou bien « forcer sa nature ». Depuis l’école donc, on nous demande d’intégrer que la normalité, c’est d’ être avenant.e, qu’on soit de bonne humeur ou pas, que c’est savoir rompre le silence à tout prix, que c’est de savoir s’entourer. Dans l’imaginaire de l’enfant, on va créer et nourrir un idéal qui n’en est pas un. Et puis on arrive à l’âge adulte perdu.e, sans modèle, tout en se demandant chaque jour ce qui ne va pas chez nous.

À la fin, soit on se rejette la faute et on culpabilise, soit on se cache derrière un faux-self. Dans les deux cas, ce n’est pas bon du tout pour notre santé mentale. Une fois dans le monde du travail, le schéma a tendance à se répéter : on va valoriser les un.e.s qui auront tous les lauriers et les promotions, on va reléguer les autres en second plan, sans parler de cette forme de discrimination qui est omniprésente. Certaines personnes ne décrochent pas des postes parce qu’elles sont introverties, par exemple. Et les choses doivent changer, parce que les introverti.e.s ont énormément à offrir à notre société. Il est temps de nous rendre justice, alors j’essaie de changer les choses à ma façon !

En quoi l’introversion est une force ?

Parce qu’elle retient l’attention. Les autres se questionnent souvent à notre sujet, et même si certain.e.s font preuve de maladresse envers nous, les introverti.e.s suscitent beaucoup de fascination en réalité. Ça, je l’ai remarqué lorsque j’ai pris assez de recul sur moi-même, sur l’image que je pouvais renvoyer, mais surtout sur le rapport que j’entretenais avec les autres. Les personnes introverties observent beaucoup le monde qui les entoure. En prenant le temps de regarder vraiment et en allant tout au fond des choses, elles développent une merveilleuse aptitude, celle de puiser leur énergie de l’intérieur d’elles-mêmes à travers des moments en solitaire où elles peuvent tout décomposer… Et créer des univers, s’exprimer avec passion, captiver des esprits, établir une connexion profonde avec leur monde. Cette petite bulle de solitude dans laquelle elles se réfugient parfois leur donne l’impulsion de créer des choses extraordinaires. Ça peut faire toute la différence. Et pour les introverti.e.s qui ont une intelligence émotionnelle développée, leur grande empathie et leur pratique de l’écoute active en font des personnes très calmes, positives et apaisantes, vers lesquelles on peut se tourner en toute confiance. Ce sont des qualités qui me semblent importantes dans le cadre professionnel, c’est pourquoi je suis convaincue que nous devrions plus souvent recruter des managers introverti.e.s.

Avec pas moins de 4 797 abonnés, on peut dire que ton compte instagram connait un véritable succès ! Est-ce que tu t’attendais à cela ?

En créant le Gang, j’avais juste envie de me lancer dans un projet perso qui m’animait et sur lequel je pouvais travailler tout en oubliant la notion de temps. Quand je vivais à Paris, je ne faisais plus rien en dehors de mon travail officiel. Gros blocage intérieur, rien ne sortait. Pourtant, j’ai besoin d’écrire, d’expérimenter de nouvelles choses et de réfléchir à de nouveaux concepts qui ont un vrai sens pour moi. Je suis obligée de bricoler des trucs dans mon coin, sinon je dépéris.

Sur ce projet-là, je n’avais pas d’attentes particulières, puisqu’il n’y avait aucune marge de comparaison. Je n’avais aucune idée de la façon dont le sujet serait accueilli en France, c’est tout nouveau de parler d’introversion ici, enfin surtout de manière aussi décomplexée. Le Gang des Introvertis est un compte de niche, en plus. La thématique est peu connue, alors au moment du lancement, je croyais que ça allait parler à quelques personnes, mais sincèrement… pas à autant de monde. Dès le tout premier post, les choses sont allées vite !

Au-delà de ces chiffres, il y a surtout cette merveilleuse communauté qui s’est créée autour de ce compte. Tous les jours, je reçois des messages d’encouragements et des témoignages qui me touchent beaucoup. Ou alors tout simplement, les gens viennent pour discuter, et c’est toujours très positif et édifiant d’échanger. Ce rapport que j’entretiens avec cette communauté m’est très précieux. C’est d’ailleurs ce qui m’a encouragé à créer un serveur Discord pour permettre aux introverti.e.s de se retrouver, de discuter et de se serrer les coudes.

Le succès du Gang me fait réfléchir à d’autres projets annexes, comme la création d’un « open mic » hebdomadaire entre introverti.e.s sur le serveur Discord dédié où chacun.e pourrait intervenir, oralement ou pas, sur un thème particulier. J’ai également sorti ma boutique sur mon blog, où des t-shirts sont disponibles (et il y a d’autres choses en préparation) ! Bref, le Gang prend de plus en plus de place dans ma vie et j’en suis très heureuse.

Qu’est-ce que tes abonnés apprécient le plus dans tes publications ? Quelle est ta publication la plus partagée/likée ?

La plupart du temps, ce sont surtout les memes qui plaisent, parce que ça te renvoie forcément à un épisode de ta vie d’introverti.e. Tu te projettes facilement. Les citations sont là aussi pour apporter une certaine balance en donnant des pistes de réflexion. C’est un motif supplémentaire pour célébrer son introversion.

Les publications qui ont le plus fonctionné sont ces deux memes. Pour le meme sur le small-talk chez le coiffeur et le Coronavirus, j’étais très loin d’imaginer qu’on était à l’aube d’une pandémie mondiale, ça me passait par-dessus la tête et je venais de prendre naïvement rendez-vous dans un salon de coiffure avec une petite appréhension. La date du rendez-vous était fixée au lendemain… du confinement. Au fond de moi, je l’avoue, j’étais un peu soulagée de ne pas y aller, on ne va pas se mentir !

Un message à faire passer aux introverties qui nous lisent ?

Votre introversion n’est pas un frein, elle ne l’a d’ailleurs jamais été. Elle est au contraire un immense atout que vous pouvez exploiter à l’infini. Vous savez écouter, vous réfléchissez avant d’intervenir, vous avez de la créativité à revendre, votre calme est votre force, et vos possibilités d’évoluer n’ont pas de limites. Être introverti.e ne vous empêche pas de sortir des sentiers battus. Si vous avez une ambition, aussi incroyable soit-elle, sachez qu’elle est légitime. Personne n’a le droit de vous dire le contraire ou de tenter de vous décourager.

Alors vous pouvez désormais vous laisser tranquille et prendre soin de la personne que vous êtes tout au fond de vous. Vous accepter est le premier pas vers votre épanouissement. Restez comme vous êtes !

Conclusion

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