Non, les introverti·e·s ne sont pas des ermites qui répugnent à côtoyer leurs semblables. Non, introverti·e ne rime pas avec asocial. Mais pourquoi alors cette idée si ancrée dans l’inconscient collectif que les introverti·e·s sont moins sociables que les autres ? Et en quoi les introverti·e·s sont-ils sociables ? Les introverti·e·s ont une manière différente de sociabiliser et c’est ce que nous allons voir dans cet article 😉

1 – Pourquoi cette idée que les introverti·e·s sont moins sociables ?

Pour aller droit au but : les introverti·e·s ont une manière différente de sociabiliser, mais ne sont aucunement moins sociables que les autres.

Si on a tant de mal à se défaire de l’idée que l’introverti·e est asocial·e ou timide, c’est parce qu’on a intégré dans l’inconscient collectif que les extraverti·e·s étaient plus sociables, du fait que notre culture, qui fait l’éloge de l’extraversion, a fait de l’extraversion même une définition de ce qu’est « être sociable ». C’est à dire avoir beaucoup d’ami·e·s, fréquenter beaucoup de gens, être plus expansif·, plus spontané·e, parler aisément de tout et rien…

2 – Être sociable, ça veut dire quoi ?

Être sociable signifie “Capable de vivre en société. », « Dont la fréquentation est agréable et qui manifeste du plaisir et de l’aisance dans la compagnie de ses semblables.”. Jusqu’à preuve du contraire, on ne peut donc pas dire que les introverti·e·s soient moins sociables que les extraverti·e·s. Il n’y a ici aucune corrélation entre l’extraversion et la définition de « sociable ».

De même, il ne faut pas confondre réservé·e et asocial·e. Une personne réservé·e ne s’ouvre peut-être pas aussi rapidement que les autres et révélera sa sympathie qu’une fois en confiance. Ça ne fait pas d’elle pour autant une personne moins social·e.

3 – Introversion et aisance en société

En réalité, les capacités sociales d’une personne sont beaucoup jugées par son apparente aisance avec les autres, dans un groupe etc… Il y aurait une certaine logique à penser que les introverti·e·s témoignent nécessairement d’une aisance moindre, du fait qu’ils ont tendance à côtoyer moins de monde et à se contenter de quelques ami·e·s. Mais là aussi, il me faut briser une idée reçue. BEAUCOUP d’introverti·e·s sont à l’aise avec les autres. Certain·e·s font du théâtre. D’autres ont une posture de leader, affirment haut et fort leurs opinions.  Certain·e·s même paraissent parfois extraverti·e·s comme c’est le cas des INFJ. Tout dépend de notre personnalité.


Une personne introverti·e ne s’intéresse peut-être pas à tout le monde, mais quand c’est le cas, c’est souvent une amitié solide et durable qui est forgée.

4 – Approche qualitative (Introversion) vs approche quantitative (Extraversion)

Les introverti·e·s ont une manière différente de sociabiliser et pour bien le comprendre, on en revient en fait aux fondements de la notion d’introversion/extraversion. Si tu as besoin de te rafraichir la mémoire, j’ai rédigé un article à ce sujet : « Introverti·e, la définition psychologique en 3 points. ». Mais pour faire simple, voici la comparaison entre les introverti·e·s et les extraverti·e·s.

Les introverti·e·s, par définition, se ressourcent dans le calme et la solitude. Ainsi la logique d’une approche plus qualitative coule de source : c’est à dire qu’ils vont être du genre à passer des soirées en petit comité, voire à se contenter de leurs meilleur·e·s ami·e·s. Ils vont également préférer approfondir la relation, ce qui est d’autant plus vrai s’ils sont par ailleurs hypersensibles. Puisque les interactions sociales tendent à les épuiser, pour le dire autrement, ils n’ont pas spécialement d’intérêt à côtoyer beaucoup de monde.

Les extraverti·e·s à l’inverse ont une approche plus quantitative : étant donné que c’est dans l’interaction qu’ils se ressourcent, ils vont avoir besoin d’un cercle d’amitié plus large, de fréquenter des lieux avec beaucoup de monde… leurs fréquentations doivent être nombreuses pour recharger leurs batteries. C’est pourquoi ils tendent naturellement à aborder des gens plus fréquemment – et donc plus aisément en règle général. Néanmoins, ils ne nouent pas toujours de liens aussi profonds que leurs confrères ou consœurs introverti·e·s.

Dans les deux cas, il y a un intérêt évident à l’humain. Il n’y a autrement dit pas d’approche plus sociable que l’autre. Simplement deux manières différentes de créer du lien.

5 – Les capacités sociales des introverti·e·s

Sociabiliser, ce n’est pas juste parler ! Ni même à aller vers les autres.

Les capacités sociales d’un individu reposent dans beaucoup d’autres critères : écoute active, intérêt pour l’autre, empathie

Les INFJ sont réputés pour être très sociables ! Ils ne vont pas nécessairement vers les autres, mais ils s’avèrent très ouverts, avec une forte capacité d’adaptation sociale : c’est à dire qu’ils s’adaptent beaucoup à la personne qu’il côtoie pour la mettre à l’aise et peuvent créer du lien avec un peu tout le monde… ou presque !

Les introverti·e·s témoignent d’un intérêt réel et sincère pour les personnes qu’ils abordent. Quand on s’intéresse à quelqu’un, on a envie de savoir qui il est et ce qu’il a vécu. On ne se contente pas de sympathiser. On pose des questions etc…

Avec une tendance à être plus réfléchi·e·s, beaucoup d’introverti·e·s, surtout s’ils sont hypersensibles, sont soucieux de ne pas juger et restent ouvert·e à tout le monde, même et surtout à des gens différents d’eux, d’autres origines ou d’autres cultures. C’est tout particulièrement le cas des INFJ.

Une personne introverti·e ne va peut-être pas beaucoup s’exprimer – quoique là aussi, tout dépend de la personnalité, ne faisons pas de généralités… -, mais elle s’avère souvent plus à l’écoute. Elle s’assure que l’autre a fini de parler avant de s’exprimer à son tour et prend en considération ses propos.

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