Surmonter le sentiment de solitude quand on est introverti·e (INFJ)

10 Avr 2019 | Introversion

À en croire une étude de l’institut BVA, près de 40% de Français seraient confrontés à une expérience « personnelle » de la solitude. Les jeunes représentant 60% d’entre-eux. Je me demande quels seraient les chiffres suivant que l’on est introverti(e) ou extraverti(e)…

Pour ma part, je me suis rarement senti seul. Ou bien cela m’est davantage arrivé alors que j’étais entouré d’un nombre non négligeable de personnes… Néanmoins, je dois reconnaître une expérience récente d’un sentiment de solitude, dont j’ai encore un peu du mal à me défaire à l’heure même où j’écris ces lignes. À vrai dire, je rencontre rarement autant de difficulté à traiter un sentiment ou une émotion, disons de tristesse.

Malgré tout, je continue de travailler sur moi et j’en ai déjà tiré bien des leçons, que j’aimerais partager avec vous. En fait, quelque part, contrebalancer un sentiment de solitude, cela passe aussi par l’écriture et en ce sens le partage.

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Insatisfaction et frustration sociale

«Les relations profondes me manque, mes relations sociales me paraissent si creuses…»

Depuis quelques années que je considère plus sérieusement mes relations sociales, je réalise combien sont rares les relations où je m’épanouis vraiment. En fait, je crois que cette problématique concerne tout particulièrement les INFJ.

En effet, du fait que nous sommes très sociables, beaucoup de gens nous abordent naturellement. Malgré nous, nous tissons facilement de nouvelles amitiés. Des amitiés – ou du moins des connaissances – que nous n’avons, en fin de compte, pas réellement choisi.

Ainsi, j’ai pris conscience que je côtoyais souvent des personnes avec qui je n’avais pas tant de discussions intéressantes. Pour cela, il suffit de se poser et de prendre du recul sur nos expériences passées avec une personne donnée pour se demander :

Est-ce que je prends réellement du plaisir à échanger avec lui/elle ? Est-ce que je me sens écouté ? Est-ce que lui/elle témoigne d’un intérêt en me posant notamment des questions ? Est-ce que j’ai l’occasion de parler de ce qui me tient à cœur ?

Sans doute les plus sociables d’entre nous peuvent éprouver de la frustration à côtoyer des personnes avec qui nous avons finalement peu en commun. C’est d’autant plus vrai que notre nature introvertie tend à engendrer à fort intérêt pour des conversations intellectuellement stimulantes.

Par ailleurs, à titre d’introverti(e), notre sens de l’écoute peut-être tout particulièrement apprécié… à commencer par les plus bavards. En ce sens, je réalise parfois que j’écoute bien davantage que je ne parle, voire ne trouve pas le moindre instant pour m’exprimer.

Ma leçon

Beaucoup d’insatisfaction, en somme. Mais je crois que la prise de conscience qui en découle est un premier pas vers l’épanouissement 🙂

Car, bien entendu, cette prise de conscience ne doit pas nous encourager à nous en lamenter, mais au contraire devrait nous inviter à développer la qualité de nos relations.

C’est à dire à privilégier les retrouvailles avec des amis qui ont une réelle valeur à nos yeux. Puis être plus attentif dans nos nouvelles rencontres à développer des relations avec des personnes qui nous inspirent réellement confiance. À nous orienter vers des personnes en qui nous voyons de potentiels amis, des vrais.


La difficulté à nouer de nouvelles amitiés

« Je voudrais nouer de nouveaux liens, mais plus facile à dire qu’à faire… »

En conséquence du point précédent, j’ai ressenti le besoin de nouer de nouvelles amitiés. Rencontrer des personnes avec qui je partagerais davantage…

Mais pour nous autres, introverti(e)s, il peut-être plus difficile de créer ces occasions. Du fait que nous nous ressourçons dans le calme et la solitude, pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes guère accoutumés aux soirées en tout genre où les opportunités seraient plus nombreuses que dans le calme de notre chambre.

En ce qui me concerne, je me consacre essentiellement à des activités en solo, sinon je fréquente quelques uns de mes meilleurs amis. Donc, déjà, la question s’est posée : où trouver l’occasion de rencontrer des personnes qui me ressemblent tout en étant à mon aise ?

Grand vide…

La réponse n’est pas évidente. Sans parler du fait que le nouveau tend à m’angoisser et que je me sens mal à l’aise avec des inconnus. Puis je suis très timide de nature. Plutôt paradoxal sachant que par ailleurs je suis très sociable… Peut-être que vous vous reconnaitrez également sur ce point si vous vous identifiez comme INFJ. Ils sembleraient en effet que les INFJ soient très exposés au stress social et l’anxiété, malgré notre caractère très sociable.

Ma leçon

Mon premier réflexe a été d’expérimenter les sites de rencontre. Aujourd’hui, internet regorge d’applications et de sites en tout genre. Lesquels suggèrent notamment des profils suivant nos affinités. Bon, c’est plus ou moins concluant. Beaucoup d’entre-eux fonctionnent encore un peu trop, à mon goût, à « la photo ». Mais les sites ont l’avantage de nous offrir le confort apporter par l’écriture.

Là aussi, je suis certain que plus d’un(e) INFJ préfère l’écriture à une rencontre physique.

D’autant plus que nous avons tendance à nous avérés être de très bons communicants à l’écrit. Ce support nous laisse le temps d’analyser la personne, d’évaluer si elle nous intéresse réellement, de mesurer nos propos et de réfléchir avant de nous exprimer… Les avantages sont nombreux !

Mais la meilleure des solutions repose probablement dans les amis de nos amis. On dit souvent que les amis se ressemblent. C’est vrai ! Ainsi par le biais d’un(e) ami(e), et plus encore s’il s’agit de notre meilleur(e) ami(e), alors il n’est pas rare de rencontrer une personnalité qui s’apparente tout particulièrement à la notre.

Enfin, les lieux de rencontres les plus propices à l’amitié sont probablement ceux du quotidien : l’école et/ou notre lieu de travail.

En ce sens, peut-être nous faut-il faire davantage d’efforts pour aller vers les autres plutôt d’attendre que ce soient eux qui viennent à nous. Et si nos confrères et consœurs introverti(e)s comme potentiels ami(e)s ne sont pas les plus bavards, alors faisons l’effort de créer la conversation 😉

Et à mes confrères et consoeurs INFJ, j’ai envie de dire : servons nous de notre potentiel sociable et de nos éventuels habilités en termes de communication pour aller vers ces personnes qui nous intéressent et développer avec elles des affinités :p


Le sentiment d’étrangeté

« Je me sens si différent, comme si ma singularité était une impasse à l’épanouissement en société. »

D’après le MBTI, la personnalité INFJ : « est très rare et constitue moins de un pourcent de la population ». Bien entendu, il n’est pas question de s’en vanter d’une manière ou d’une autre. Mais le fait est que nous pouvons nous sentir « trop » différent des autres.

À titre personnel, c’est l’une des problématiques que j’ai rencontré :

Un sentiment d’étrangeté tel que je rêve parfois d’avoir une planète pour moi tout seul. Le problème, c’est que l’on peut difficilement concilier cela au besoin de s’épanouir dans nos relations sociales et amicales.

En fait, parfois, je me sens si singulier, si étranger à ce monde, que j’en viens à me convaincre qu’il est improbable de rencontrer quelqu’un qui me ressemble…

Ma leçon

En soi, tant mieux si nous nous sentons différent des autres ! Pour ma part, au fond, je ne souhaite pas ressembler à tout le monde. J’aime me démarquer, exprimer une personnalité qui m’est propre et ne pas oublier que j’ai ma singularité.

Aussi, ce sentiment est tout à fait d’actualité pour bien des introverti(e)s, au vu d’une société qui fait l’éloge de la personnalité extravertie, tandis que la personnalité introvertie se voit dévaloriser. J’ai souvent abordé le sujet sur mon blog par le biais de ma lecture de Susan Cain et nous sommes de plus en plus nombreux à relever cette pathologie sociétale.

Par conséquent, il n’est pas rare de se sentir seul en tant qu’introverti(e), et de s’interroger sur notre place dans un monde qui ne semble pas fait pour nous :

Sachez néanmoins faire la différence entre vos atouts et ceux valoriser par la société. Apprenez à vous connaître et à révéler vos forces.

Enfin, savoir que beaucoup d’autres comme nous peuvent éprouver un sentiment similaire ; quelque part, cela peut nous aider à nous sentir moins seuls.


L’âme sœur ou le/la meilleur(e) ami(e), une illusion ?

« Je cherche l’âme sœur, en vain… Il semblerait que je sois seul dans ma singularité. »

Cela rejoint étroitement mes deux précédents points au sujet de la difficulté à rencontrer les bonnes personnes associé au sentiment d’étrangeté. J’ai effectivement expérimenté les sites de rencontre, et cela n’a pas été très concluant. Les messages qui aboutissent à des conversations intéressantes – ou à des conversations tout court, en fait… – sont très rares.

Cependant j’ai tout de même eu l’occasion de rencontrer une personne après 5 mois à échanger par sms. L’objectif de départ étant plutôt de rencontrer une très bonne amie, j’ai fini par y voir une potentielle âme sœur.

Alors je m’attendais à un très bon feeling. Car on se rejoignait beaucoup dans notre rapport à la solitude et les échanges par sms me stimulaient comme cela m’était rarement arrivé. Mais durant notre première rencontre, j’ai réalisé que nous avions beaucoup de différents, et peut-être pas tant à nous dire, en fin de compte.

Après coup, mon sentiment d’étrangeté a refait surface. J’ai de nouveau pensé que mes intérêts étaient trop restreints et spécifiques. J’ai aussi regretté de ne pas avoir été très bon pour alimenter les conversations et je me suis surpris à être TRÈS timide… Bref, tout cela peut également amplifier notre sentiment de solitude.

Si le MBTI dit vrai, peut-on vraiment envisager l’existence de l’âme sœur ?

Ma leçon

Les opposés s’attirent, comme on dit. J’ai compris que les différents en soi ne sont pas tant un problème, mais qu’un prérequis fondamental repose probablement dans le fait de partager quelques centres d’intérêts.  Or nous n’en avions manifestement que peu en communs sur ce plan, voire pas du tout.  Tout cela pour dire qu’il serait dommage de se fermer à des personnalités différentes de la notre, sans avoir creusé les potentielles affinités.

Par ailleurs, ne nous précipitons pas à tirer des conclusions d’après une unique expérience. Les relations profondes, consolidées par un réel rapport de confiance et des affinités affirmées exigent du temps. Ainsi que de la patience, ne serait-ce que pour les trouver.

Puis il serait regrettable d’oublier que, fondamentalement, c’est dans la solitude que nous nous ressourçons. Ainsi l’âme sœur n’est peut-être pas nécessairement indispensable. En fait, peut-être bien qu’elle n’existe pas. Ou bien nous la rencontrerions dans 5, 10, 15 ans… Devrions-nous nous sentir seul pour autant ?

~

En cette époque du numérique, nous n’aurions jamais été aussi enclin au sentiment de solitude. J’espère que mon expérience personnelle vous aura apporté un petit quelque chose. Notamment si vous vous identifiez comme INFJ. Je serais curieux à ce sujet de connaître les éventuelles similitudes avec votre expérience si vous êtes INFJ ! 😉

En somme, quelle est votre expérience du sentiment de solitude ? Comment le surmontez-vous ? Partagez moi tout cela en commentaire. Vos retours me sont très précieux ! 🙂

À propos de moi

Je suis Nicolas, un introverti hypersensible en perpétuelle quête de soi et de son bonheur.

Passionné par le développement personnel, je partage ici les enseignements que la vie me délivre au cours de mes aventures 🌄

Article populaire

Mes lectures

« La force des Discrets » - Susan Cain

« La force des introvertis » - Laurie Hawkes

« La revanche des discrets » - Sophia Dembling

Suggestion d'Auteur

Olivia « Gang des Introvertis »

Naturellement rêveuse et débordante d’imagination, elle est l'auteure du compte insta francophone le plus populaire au sujet des introvertis !

Avec humour et créativité, elle aide les introvertis à se comprendre et à s'épanouir en tant que tels.

10 Commentaires

  1. Len

    Article intéressant ! D’ailleurs, pour rencontrer des gens qui se ressemblent et qui partagent les mêmes centres d’intérêt, je pense qu’il n’y a pas mieux que les associations.

    J’ai l’impression que toutes mes relations sont superficielles, que ce soit au travail, à la fac, en soirée… Mais pour de nouvelles rencontres, c’est dans le scoutisme que j’ai trouvé tout ce que je recherchais. C’est pas un milieu évident, parce qu’on est confronté à la fois au pire et au meilleur de nous-mêmes et des autres, et on a des gamins sous notre responsabilité, mais c’est vraiment un endroit où personne ne peut se cacher derrière un masque. Par conséquent, tout le monde nous connait avec notre véritable personnalité, on connait la vraie personnalité des autres, et si les liens se tissent, ils deviennent très forts, parce qu’on aime l’autre malgré ses défauts. Et puis on se retrouve en plein air, pendant plusieurs jours, à vivre des expériences qu’on vivrait nulle part ailleurs, donc même ceux qui sont nos pires ennemis un jour deviennent des amis par la suite, ne serait-ce que grâce aux souvenirs xD C’est totalement grâce à ça que mon introversion d’enfant a évolué vers l’ambiversion, parce qu’on ne voit plus les gens qui nous entourent de la même manière, on découvre qui on est vraiment, et on apprend à réellement aimer 🙂

    En dehors de ça, j’ai gardé contact avec toute une bande d’amis du lycée, et même s’il y a eu des hauts et des bas, je n’ai pas l’impression de réellement les connaître, comme on ne se voit qu’en soirée. Suffit de les avoir vu une semaine en vacances pour le comprendre xD L’affection que j’ai pour eux n’est pas la même. J’ai plus tendance à admirer les personnes que je rencontre dans le milieu du scoutisme, il y a un côté plus familial, vu qu’on connait les familles de tout le monde et on voit les gens grandir et évoluer ^^

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    • Aventurier Introverti

      Merci beaucoup de ton retour ! Ça me fait plaisir de te voir par ici 🙂

      Et oui les associations, très bonnes idées ! C’est vrai qu’il y en a partout autour de nous. J’y ai songé aussi. Maintenant il faut vraiment que je passe à l’action et que je surmonte ma part de timidité qui me fait hésiter à faire le premiers pas haha. J’ai pensé à essayer par exemple des cours de méditation. Il y a une asso au centre ville de Chambéry qui fait ça.

      En tout cas ton expérience avec le scoutisme est inspirante ! Elle démontre en effet les possibilités en termes de relation auxquelles cela peut aboutir. C’est chouette tout ce que tu partages avec ces enfants ! Après j’imagine qu’il est plus facile de nouer de telles relations avec des enfants qu’avec des adultes ? Je me demande si j’aurai la chance de pouvoir en dire autant avec des personnes de mon âge ^^

      Encore merci de ton partage !

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  2. Len

    Vas-y fonce, dans tous les cas tu n’y perdras rien ! 😀

    Aha, pour le coup, à aucun moment j’ai mentionné les enfants :p Certes, le scoutisme n’existerait pas sans eux, mais j’avais en tête les autres jeunes que j’ai rencontrés en tant que jeunes, mes collègues actuels, et mes anciens responsable, ainsi que les parents et frangins des gamins, sans compter les amis de mon petit frère, mes anciens amis du collège retrouvés dans l’assos… C’est un milieu où on connait les familles de tout le monde, et fait pas mal de soirées ensemble 🙂

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  3. Clementine

    Coucou ☺️ Je me reconnais pratiquement à 100% dans ce que tu écris, et cela vient de m’apaiser. J’ai bcp de peine à cause de cette solitude, même en étant introvertie, et ce n’est pas faute de rencontrer des gens au travail, en voyage, en association… j’ai la chance d’avoir trouvé ma moitié, mais je souffre de ne pas avoir d’amis réels, avec un vrai feeling, une complicité. Je n’ai pas encore trouvé de solution pour tenter d’améliorer cela malheureusement, donc je ne pourrai pas conseiller, hormis provoquer la chance en continuant de rencontrer des gens à droite à gauche, pour multiplier les possibilités…
    Je trouve ton blog vraiment bien, ainsi que tes témoignages qui me rassurent bcp !
    Bon dimanche ☺️✨

    Réponse
    • Aventurier Introverti

      Coucou Clémentine 🙂

      Merci beaucoup de ton commentaire qui me fait grandement plaisir.
      Je me réjouis de savoir que tu as trouvé ta moitié ! J’en rêve également haha
      Je reconnais que ce n’est pas facile pour moi non plus et que j’ai probablement plus de sociabilisation par internet qu’en réel. C’est frustrant, on se comprend. Les résultats sont longs à venir, mais il faut persévérer et comme tu le suggères, je m’efforce de créer des opportunités. Je me suis fait une nouvelle amie de cette manière par le biais de facebook, où j’ai également rencontré ma meilleure amie avec qui je partage beaucoup d’intimité et de complicité. Je ne suis que trop reconnaissant à l’égard de la vie pour l’avoir mis sur mon chemin. Je pense qu’il faut le voir comme ça, qu’il faut cultiver la reconnaissance pour le peu qui nous ai offert, d’autant plus précieux que les liens sont étroits. Après tout les relations profondes et de confiance sont rares, surtout quand on a les exigences d’un(e) introvertie et/ou hypersensible 🙂

      Réponse
  4. Lise

    Merci pour cet article, je me reconnais aussi beaucoup dans ce que tu écris (INFJ oblige?)
    . Ca fait du bien même si c’est difficile de calmer sa part angoissée qui se demande quand elle trouvera sa moitié ou simplement la personne avec qui elle partagera sa vie… Ces messages sont inspirants en tous cas! 🙂

    Réponse
    • Aventurier Introverti

      Merci pour ton commentaire 🙂
      Je connais bien cette angoisse dont tu parles. Je suis en train d’écrire un article à ce sujet, j’espère qu’il t’apportera de l’apaisement. Content en tout cas que mes messages puissent être inspirant !

      Réponse
  5. François

    Très bel article.
    J’ai le même profil MBTI que le tiens INFJ et je ressens également ce sentiment d’étrangeté.
    Personnellement, j’apprécie le contact humain mais je me sens toujours un peu en décalage et j’ai besoin de me retrouver seul pour recharger mes batteries.
    Les autres ne comprennent pas toujours ce besoin de solitude… et je me sens souvent en décalage avec la société.
    A ce besoin de solitude se superpose une intuition hors du commun qui n’est pas toujours facile à justifier. Je préfère d’ailleurs souvent me taire au risque de passer pour un parano.
    La solitude était aussi un moyen de me protéger. Hypersensible (et ayant souffert de « harcèlement »), j’avais souvent une appréhension a rentrer en contact et préférais être seul.

    La découverte de mon profil INFJ ainsi que la lecture du livre la force des introvertis ont été salutaires pour moi.

    Je tenais à vous (/te) féliciter pour ton site. Excellentes photos. Une pépite.
    J’essaie également de monter un blog (en pur amateur)
    https://introverti.news.blog/

    Réponse
    • Aventurier Introverti

      Bonjour François, merci de ta visite et du partage 😀
      J’aime bien ton blog parce qu’en un clin d’œil, on y retrouve tout ce qu’il faut savoir sur l’introversion pour bien débuter. Très bien construit !
      Par ailleurs je me reconnais BEAUCOUP dans tout ce que tu dis et je te comprends à 100%. C’est chouette de voir naître toujours plus d’initiatives 🙂

      Réponse
  6. bonnet

    bonjour,

    Je viens de lire ton blog et les différents commentaires et venant de découvrir que je suis un INFJ suite à un break avec ma compagne actuellement en plein COVID, parce que sur les dernières semaines, nous n’arrivions plus à communiquer sans se disputer, je me retrouve seul dans un gîtes pour apaiser tout cela et espérer retrouver ma moitié qui semble être une ISTJ (aussi introvertie), j’ai fais de nouvelles recherche et ce test MBTI est un peu une révélation.

    Je me reconnais dans tout ce qui est mentionné, la solitude, le fait de ne pas être à l’aise en réunion où je ne connais personne, être en face de personne qui me semble peu intéressante parce qu’elle ne semble pas s’intéresser vraiment à la personne. Il m’arrive même de faire des tests quand je parle avec une personne, en abordant un même sujet de manière différente et voir si la 1ere fois elle m’avait écouté (je le pratiquais lors de rencontre amoureuse…je sais c’est pathétique). Je remarque que les personnes parlent beaucoup d’elle même. J’ai aussi eu ce sentiment d’être un peu décalé avec notre monde, en me demandant pourquoi je n’arrive pas à avoir des amis, pleins de personnes qui t’appellent pour avoir de tes nouvelles. Et je me rends compte que je n’ai gardé qu’un seul vrai ami, une amitié de 25 ans. Coté cœur, j’ai été en couple pendant 17 ans, avec à la clef de beaux enfants, et une belle séparation parce ce qu’elle ne me comprenait pas et qu’elle a compris un autre. Mais je me rends compte après coup que je ne me sentais jamais à ma place, elle qui avait beaucoup de relations « amicales » mais qui me semblaient superficielles. Bizarrement, elle est enseignante et apparemment les INFJ sont nombreux dans le monde de l’éducation et de l’enfance (je fais le lien avec le scoutisme évoqué plus haut). J’avais ces besoins de moments de solitude ou de tranquillité (je me souviens de souvent m’isoler dans une chambre pendant les repas de famille ou avec du monde, et quand j’ai eu mes enfants, c’était devenu le prétexte d’aller les voir pour au final être tranquille). Je me souviens qu’à cette époque, j’avais une maison avec un énorme châtaignier et un hamac dessous et je me sentais à ma place quand je profitais de ce moment seul ou avec ma fille avec qui j’ai toujours eu une relation forte même si celle ci est dans la resserve (c’est aussi une spécificité des INFJ d’avoir une relation forte avec leurs enfants et de vouloir leur donner le meilleur)

    Je me suis toujours demandé pourquoi j’avais besoin de ces moments de solitude. Cela m’a été été souvent reproché, me sentant comme un vilain petit canard. Adolescent, j’étais introverti et ne me sentant pas bien, je suis passé dans l’excès de nourriture me rendant obèse (aussi une spécificité des INFJ quand ils sont en stress). Cela m’a déformé (dans tous les sens du terme), et je suis passé en mode victime. On s’est souvent moqué en me disant que je n’avais pas d’amis, et venant de ces parents ou frère, c’est dur à vivre.

    je vis actuellement avec une femme que j’ai rencontré sur un site internet qui permettait de faire des rapprochements de personnalité compatible. Nous avons eu 6 mois de relation sur un petit nuage. Comme tout INFJ, j’ai éprouvé le besoin de répondre à ces besoins implicites, nous avons decidé de vivre ensemble pour la sécuriser (implicite) que je puisse la protéger ce qui a donné lieu à un conflit interne entre mes propres besoins et le désir de la satisfaire ou de la comprendre. Dans son cas, elle avait besoin de temps avec mes enfants que je n’ai pas su comprendre et su y répondre parce que les INFJ sont des parents aimants et entretiennent des liens d’affection très forts avec leurs enfants, ils ont de hautes espérances pour eux et les poussent aussi loin qu’ils le peuvent comme je l’expliquais plus haute. J’ai refusé et cela est rentré dans nos propres failles respectives et notre couple si complice et si parfait au début (même introversion) c’est dégradé. Au point que je suis parti en dépression pour 3 causes (mon fils qui ne voulait plus venir avec moi, mon métier dans un grand groupe dans lequel je ne me reconnaissait plus ayant perdu le sens des directives et puis mon sentiment ambivalent entre vouloir absolument répondre au besoin de ma compagne mais en me perdant aussi), 2 tentatives de suicide et partant en clinique pour faire une pause. J’ai fais un vrai BurnOut de vie.

    J’ai appris et accepter dans cette période que j’avais le droit d’être comme je suis, à savoir un solitaire pour revenir à notre sujet de la gestion de la solitude, avoir peu d’amis, et peu de relation sociale et exiger les meilleures. Pourtant, je ne suis pas un asocial, dans mon métier (j’ai un poste de direction d’une PME de 80 personnes), je crée du lien, mais je reste discret comme tout « INFJ ». J’ai appris à ne pas me sentir mal si à noël ou au jour de l’an, je n’ai pas pléthores d’amis ou de famille (que je côtoie presque plus au vu de ce que j’ai vécu expliqué plus haut), ou de SMS de bonne année. Mais j’avoue que cela reste compliqué tout de même lors de ces périodes (comme mon anniversaire) d’entendre que tout le monde à pleins d’amis autour de lui ou d’elle et devoir juste que moi se sera tranquille en petit comité…(seul quoi ou juste avec ces enfants). C’est plus en lien avec mes enfants ou j’aimerais qu’il voit que leur père avec plein d’amis (le conformisme social…être épanoui = avoir plein d’amis) pour leur donner le meilleur. Mais je me rends compte qu’ils leur suffit juste que l’on soit ensemble pour qu’ils soient content. Je viens de comprendre pourquoi je me sentais anormal de ressentir ce sentiment de solitude, voir de mal être dans ces périodes, parce que je ne me connaissais pas assez.

    Ma relation avec ma compagne est certainement aussi dégradé parce que j’ai du mal à assouvir mon besoin d’être seul (partir un weekend seul, ou faire un tour de moto seul, faire une randonnée, tu parlais de randonnée en montagne, je l’a pratiquais énormément étant plus jeune et c’était une vraie bouchée d’oxygène, aussi dans tous les sens du terme, être seul sans avoir rien à demander aux autres, juste gravir le col et profiter sans parler) pour me retrouver, sans penser qu’elle va être blessée ou que je la délaisse ou que je ne me plais pas d’être avec elle, ou que j’aille voir ailleurs alors que pas du tout, surtout que je sais qu’elle même a vécu des infidélités.

    Toujours cette ambivalence entre ces propres besoins et répondre au besoin des autres. Je commence à me dire aussi que je ne suis peut-être pas capable de vivre avec une autre personne, pour respecter mes moments de solitude et choisir les moments à deux (son fils avec qui je vis m’a bien accepté tout comme moi, mais il parle tout le temps et sollicite sa mère en permanence laissant peu d’espace de calme). Si vous êtes INFJ, bien faire mesurer l’installation en couple et les conséquences. Bien se connaitre avant cela au risque de gâcher peut-être une jolie relation pour les mauvaises raisons et bien expliquer à l’autre que c’est un besoin d’être dans une certaine solitude.
    Mes enfants ont bien compris que si ils ne voulaient pas que je sois ronchon et de mauvaise humeur, j’avais besoin d’un moment calme à moi avant de retourner avec eux pour jouer.

    Je commence à apprendre à être présent si l’autre à besoin sans le ou la forcer à aller dans la direction que j’aimerais, et me satisfaire d’avoir donner sans être vexé si ce don n’est pas accepté ou pas de la manière que je souhaitais. Je l’ai vécu avec mon fils, ou je me suis mis de coté dans ma carrière pour être auprès d’eux et avoir en retour qu’il ne voulait pas me voir. J’ai compris que ce n’était pas contre moi mais que c’était sa période à lui de montrer une fragilité. Maintenant la relation est meilleure parce que j’ai appris à leur donner tout ce que je peux et à eux de prendre ce qu’ils ont besoin. Je viens de le découvrir aussi avec ma compagne mais peut-être trop tard au vu de l’année écoulée.
    J’ai raconté un peu ma vie, mais c’était pour partager mon expérience (aussi un trait des INFJ). En espérant que cela pourra aider d’autre, aide que j’aurais aimé avoir sans avoir a eu à traverser les épreuves psychologiques de ces 42 dernières années.

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