La force des introvertis (Laurie Hawkes)

hawkeslaurie-laforcedesintrovertis-9782212565027_0La force des introvertis est un livre qui a pour but d’honorer les introvertis et montrer leurs nombreux atouts. VOS nombreux atouts ! Vous qui êtes probablement introverti(e) et qui avez peut-être tendance à vous sous-estimer.

Ce livre, à mon sens, est également le pourfendeur des stéréotypes en tout genre. Laurie Hawkes brise tout ce qui assène injustement l’introversion. Tout ce qui s’avère manifestement ancré dans l’opinion publique. Mais avant tout – et c’est la raison pour laquelle j’affectionne tout particulièrement cet ouvrage – il nous apprend à vivre avec notre introversion et à révéler tout ce potentiel qu’on s’ignore 🙂


Les stéréotypes

J’ai amplement gagné confiance en moi grâce au livre de Laurie Hawkes. J’ai aussi pris conscience des stéréotypes auxquels je pouvais être moi même le sujet. Puis de manière plus fréquente, aux jugements associés et m’armer en conséquence afin de faire face. À ce propos, je vous invite à lire mon article « Braver le jugement et les stéréotypes » 😉

De la timidité à la froideur, en passant par l’impassibilité… Tous les clichés sont passés en revue et justement remis à leur place. Personnellement, je me réjouis qu’une auteure s’est préoccupé de défaire les stéréotypes. Car il va sans dire qu’ils sont manifestement bel et biens ancrés dans l’opinion publique.

Entre autres, parmi mes préférées, elle défait les affirmations suivantes : « Les introvertis sont timides », « Les introvertis sont froids », « Les introvertis sont impassibles », « Les introvertis n’aiment pas les gens »

Par exemple, dans ce dernier cas, elle répond :

FAUX ! Voilà une idée préconçue, totalement erronée ! Certes, il existe des introvertis qui n’aiment pas les autres, mais ce n’est pas le cas de la plupart d’entre eux. Le stéréotype du vieux grincheux solitaire qui appelle la police dès qu’un enfant fait du bruit dans le voisinage n’est vraiment pas représentatif des introvertis. On trouve des introvertis célibataires et des introvertis en couple, des introvertis parents et d’autres sans enfants.

Bref, elle dit les choses avec tact et discernement, comme on l’aime !

Chap 1 : Ah ! Si seulement j’étais extraverti…

Il est vrai qu’on se fait la réflexion au moins une fois dans notre vie. Notamment lorsque l’on manque de confiance en nous.

On se dit parfois que notre introversion nous fait défaut et que l’on aurait tout intérêt à être plus dans la norme… C’est à dire à être extraverti(e).

Comme je l’explique dans mon article « Faut-il équilibre la balance ?« , il serait stupide de vouloir tendre à l’extrême opposé. Cependant qu’il y a effectivement un intérêt à se rapprocher de l’équilibre ambiverti. Mais là encore, il ne s’agit aucunement de s’extravertir.

Ce bref chapitre nous invite à prendre du recul vis à vis des idées que l’on se fait de l’extraversion. Voici en résumé ce qu’il dit pour certaines d’entre elles (et ce que j’en pense) :

« Je prendrais la parole facilement »

Oui, mais le fait de prendre la parole facilement implique des échanges moins élaborés, voire stupides ! D’où l’intérêt d’être réfléchi en tant qu’introverti(e) et de dire des choses plus pertinentes.

« Les gens m’aimeraient mieux parce que je serais plus sociable »

Cela plairait probablement à notre égo, mais nous sommes certainement plus aimé que nous le pensons. Et de manière plus discrète, à notre image. Aussi, les extraverti(e)s ne sont évidemment pas toujours aimé, notamment lorsqu’ils sont jugés trop spontanés ou trop exubérants.

« Je serais plus spontané »

La spontanéité nous fait parfois rêver. Pourtant elle a cela de problématique qu’elle ne rime pas avec « réfléchi ». Encore une fois, la spontanéité des extraverti(e)s ne jouent pas nécessairement en leur faveur. Par observation, je dirais qu’elle se fonde bien souvent (pas toujours bien entendu) sur des impressions.

« Je n’aurais pas besoin de me forcer pour sortir »

Quelle importance ? L’essentiel est de savoir de quoi on a besoin et de répondre à ses besoins, et non pas à des besoins insuffler par notre société. Si l’on a clairement pas en vie de sortir, alors il ne faut pas se forcer à mon sens. Cependant, l’auteure relève une chose à laquelle je n’aurais pas pensé : parfois on sait qu’une invitation, par exemple, va nous permettre de passer un bon moment, mais nous avons du mal à faire le pas.

« Je saurais me faire entendre »

On n’a pas nécessairement besoin de prendre la parole pour se faire entendre. Bien souvent, une occasion nous permet de nous exprimer par un autre intermédiaire. Par exemple via l’écrit. Ou en entretien avec une personne en qui nous avons confiance. Sinon il arrive aussi que des extraverti(e)s soucieux de révéler le potentiel des introverti(e)s nous demandent notre avis. De grandes figures publiques introverties telles que Barack Obama démontrent que l’on fini par y arriver.

Chap 2 : Les mille et un visages de l’introversion

Je trouve ce chapitre passionnant parce qu’il aborde les subtilités de l’introversion. Entre autres, ce qui nous distingue les uns des autres.

Émotions et frontières personnelles

Ce premier sous-titre a été très accrocheur pour l’hypersensible que je suis ! D’ailleurs, elle évoque que 70% des introverti(e)s sont concernés. Aussi, elle différencie les personnes qui perçoivent le monde à travers un filtre émotionnel ( d’où une tendance affective, de la susceptibilité, la confiance en son intuition…), tandis que pour d’autres il s’agit d’un filtre rationnelle.

La coquille et le sentiment de supériorité

J’aime quand elle parle d’une « coquille pour paraître plus fort« . Avec le recul, je réalise que j’ai cette tendance, presque automatique tant je l’ai pratiqué, à vouloir paraître impassible. Cela est certainement lié comme elle le soulève à la peur que notre sensibilité soit perçue comme une faiblesse. Car il est vrai que les normes tendent plutôt à valoriser un homme fort (quitte à être dépourvu d’émotions…).

Je pense qu’il faut trouver un bon équilibre dans cette coquille qui peut nous permettre de nous protéger. Notamment à l’égard des personnes malveillantes et/ou enclin au jugement. Mais sans pour autant nuire à nos relations humaines.

Ensuite elle relève le fait que l’on puisse paraître parfois hautain. Cela s’explique selon elle par la conscience que l’on peut avoir de notre valeur et du fait qu’elle soit peu valorisée justement par la société. Il s’agirait alors d’un semblant de réaction défensive. Je crois qu’elle a raison et que l’on peut ressentir le besoin de rehausser notre valeur, mais c’est mal réagir aux difficultés que l’on peut vivre.

Aux yeux d’un introverti sûr de sa valeur, l’exubérance des extravertis peut aussi sembler trop impulsive, voire un peu infantile. Ce jugement supérieur est souvent défensif, en réalité, car lorsque l’on se sent vraiment bien dans son identité, on n’a pas besoin de mépriser autrui, mais le sentiment d’infériorité aussi masqué peut-être totalement perdu de vue.

Quoi qu’il en soit, j’espère que vous ne vous laisserez pas avoir par la tentation du jugement 😉

Les introvertis et les relations aux autres

Le rapport à l’amitié de l’introverti(e) est plutôt bien connu. Mais j’ai aimé qu’elle aborde le sujet du couple, par exemple. À cette occasion elle rejoint mon idée – dans mon article « Le couple idée (re)vu par un introverti » que la partenaire s’avère bien souvent être la meilleure amie, voire la seule.

Mais avant tout ce chapitre nous rappel combien les personnalités introverti(e)s sont variés et différentes les unes des autres. Le test des 16 personnalités à lui seul relève 8 profils d’introverti(e)s tous très différents ! D’ailleurs, je parle d’introversion en toute conscience de sa complexité. Alors ne prenez pas tout ce que je dis au mot par mot 😉

Chap 3 : Le cas Obama

L’exemple de Barack Obama est souvent déployé afin de rehausser l’image de l’introverti(e), car on tend à croire qu’un tel poste ne pourrait être occupé par un(e) introverti(e) et pourtant… il est la preuve même du contraire !

Le cas de Barak Obama, personnalité clairement introvertie, nous démontre qu’il est possible de s’exposer aux feux des projecteurs. Ainsi qu’aux multiples caméras. En vue de parler en public face à des milliers de personnes.

Quand j’étais plus jeune, j’étais très timide, à l’image de mon père semble t-il, mais la timidité s’estompe avec le temps. Il en va de même pour mon malaise quand il est question de parler devant un groupe.

Je pense qu’il ne faut pas se persuader que nous sommes incapable d’adopter un tel rôle. Et même si vous êtes actuellement très mal à l’aise dans une telle situation, j’espère que mon blog vous aidera à gagner confiance en vous. Puis à termes à vous convaincre que vous êtes capable de vous exprimer devant les autres sans trembler comme un feuille ! 😉

Un homme charismatique

La déception pour certains vis à vis du tempérament de Barak Obama prouve que l’hypothèse de Susan Cain au sujet d’une société (américaine) très extravertie est bien fondée. En effet, certains journaux dont Le Nouvel Observateur auraient déploré que la Maison Blanche ne soit pas devenue « une maison ouverte et accueillante« , du fait que le président (à l’époque) s’est avéré plus « solitaire et replié sur sa famille« .

Un misanthrope populaire

Les propos qui décrivent parfois et même souvent Obama reflètent par ailleurs des stéréotypes profondément ancrés dans la culture américaine et la pensée extravertie. Obama est souvent perçu comme froid, austère ou trop sérieux, voire insensible et cela ne joue pas en sa faveur. Mais ces descriptions ne correspondent pas à la réalité et il est regrettable que l’on ne soit pas en capacité de mieux comprendre l’introversion, et d’en apprécier ses vertus.

Chap 4 : Pourquoi suis-je introverti ?

Un chapitre d’autant plus intéressant qu’il relève non pas seulement la cause qui est innée (le tempérament avec lequel on naît), mais aussi ce qui s’acquiert (à travers notre vécu, nos expériences…) ; alors que bien souvent on aborde uniquement l’aspect inné.

Le tempérament inné

Je n’avais pas connaissance de l’étude de Jerome Kagan qui est vraiment très intéressante ! Il constate en effet que certains nouveaux nés (près de 20%) s’avèrent hyper-réactifs ou très calmes et tendent avec l’âge à devenir des adultes introverti(e)s, hypersensible et/ou anxieux sociaux. C’est l’environnement qui favorise alors une évolution ou une autre.

La société et la culture, le rand de naissance, le genre…

Si on considère toutes les influences de notre environnement, alors les facteurs sont nombreux. Le penchant extraverti de la société tend à nous dévaloriser, tandis que le genre tend à pousser les hommes à être forts là où on tolère plus facilement pour une fille qu’elle soit rêveuse.

Laurie Hawkes relève alors quelques différentes voie d’évolution selon le vécu de la personne. Un chapitre vraiment passionnant et dont certaines descriptions m’ont vraiment émeut – probablement parce que je me suis reconnu dans certaines d’entre elles…

L’introverti malheureux

Pour fabriquer un introverti malheureux, stressé ou trop isolé par exemple, trois options sont possibles.

Trop contrarié

Certains enfants introvertis, constamment critiqués parce qu’on les trouve mous, timides, effacés, ne trouvent guède de plaisir à forcer leur nature. Ils peuvent aussi faire illusion, mais leur vie de pseudo-extravertis leur cause plus de stress que de gratification. Tant qu’ils ne prennent pas conscience de leur nature, ils vivent mal.

Pas assez accompagné

Inversement, un enfant abandonné à ses tendances introvertis risque de ne pas développer suffisamment de compétences sociales. Que ce soit parce que sa famille est fait d’introverti(e)s qui mènent une vie retirée, ou parce qu’il est entouré d’extraverti(e)s qui le trouvent décourageant, il n’apprend pas facilement à interagir avec les autres. Cela risque fort de le/la conduire à une vie d’introverti(e) mal à l’aise…

Surprotégé

Pendant l’enfance, le/la petit introverti(e) surprotégé peut trouver cela confortable […] La situation se complique pour l’adulte. Comme on a toujours tout fait pour lui, il/elle est très démuni(e) et ne sait pas se débrouiller seul(e), risquant de ne pas avoir confiance en lui/elle.

Quoi qu’il en soit, j’espère du fond du cœur que notre société progresse dans la compréhension de l’introversion, car j’aspire à de meilleurs relations entre introverti(e)s et extraverti(e)s, mais aussi à lutter autant que possible contre les préjugés à l’égard des introverti(e)s.

Et si vous êtes personnellement concerné, alors j’espère que mon blog vous aidera à regagner confiance en vous et à vous épanouir comme je parviens à le faire 🙂

Cet article se fait long et les chapitres qui suivent répètent bien des choses qui sont disent par ailleurs – sur ce blog et dans d’autres ouvrages qui détaillent davantage les sujets concernés – donc je vous laisse découvrir le reste par vous même !

Dans le cas contraire, je consacrerai éventuellement un deuxième article pour traire du reste du livre.

Cet article vous a plu ? Que pensez-vous du livre de Laurie Hawkes ? Quel(s) chapitre(s) vous ont le plus percuté ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

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Par |2019-01-13T12:44:10+01:00février 15th, 2018|Lectures|0 Commentaires

Au sujet de l'auteur

Je suis Nicolas Peters, un introverti hypersensible en quête de soi et de notre bonheur ! J’ai amplement progressé suite à la découverte de ma nature introvertie, puis de mon hypersensibilité, après des années à surmonter un manque de confiance en moi. À présent je pratique la méditation et j’ai envie de vous aider. C’est pourquoi je vous partage mes méditations que je destine aux introvertis et aux hypersensibles afin de tirer le meilleur de vous même : voir mon blog aventurier-introverti.fr :)

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