Le couple idéal selon les normes sociétales s’avère peu vraisemblable pour un introverti tel que moi. Car notre introversion induit un grand besoin de solitude et ce couple tel qu’on se l’imagine, à priori, ne semble pas la considérer.

Ne peut-on pas envisager une telle relation autrement que par celle qui est prescrit ? Qu’est-ce qui nous empêche de nous approprier l’idée de couple pour l’adapter à notre personnalité ? Pourquoi devrait-on nécessairement nous accoutumer à une vie de couple – très extravertie ?

Dans cette article, je vous partage ce que serait le couple idéal pour l’introverti que je suis. A savoir du point de vue de son fonctionnement et de la conjointe. Je vous propose par ailleurs d’aborder les clés essentielles selon moi pour être disposé à la relation de couple. J’espère que vous en ferez autant en retour !

Entre temps, j’ai publié une vidéo plus détaillée et approfondie, avec prise de recul vis à vis de mon article

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Introverti et en couple, c’est possible ?

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Il m’arrive encore de m’interroger sur cet – au premier abord, « étrange » – alliage entre une vie d’introverti et une vie de couple. Est-ce que cela ne va pas à l’encontre même de ma nature – profondément – introvertie ?

La vie à deux peut paraître paradoxal. En ce sens où elle laisserait peu de place à un besoin primordial de solitude. Et dieu sait combien ce besoin est grand en ce qui me concerne ! xD

À vrai dire, je pense que le problème découle avant tout de notre perception de la vie de couple. C’est à dire telle qu’elle est ordonnée par une société extravertie : le partage d’un même toit, le partage d’un même lit, le partage de l’essentiel de notre temps libre, des enfants, encore des enfants, et si vous êtes un homme il faudra « bien s’occuper » de sa femme (comme si la femme avait besoin qu’on « s’occupe » d’elle…) – tout cela pendant… le restant de notre vie (autant dire qu’on a intérêt à apprécier ces normes !)

J’imagine que cette conception du couple convient parfaitement à certains, mais je doute que ce soit le cas pour la plupart des introvertis et je ne serais pas étonné qu’ils prennent peur rien qu’à cette description 😉

Pour autant, cela ne veut pas dire que l’on est irrémédiablement destiné à vivre seul !  Bien que cette idée ne nous gêne pas nécessairement ~

Que l’on soit introverti(e) ou non, on est profondément humain et en tant que tel on peut ressentir des sentiments amoureux. Quel est alors notre plus beau rêve, si ce n’est de construire une vie avec la personne que l’on aime ?

Avant toute chose, si vous êtes introverti(e) et que vous ne vous sentez pas nécessairement bien dans votre peau – comme ça a pu être le cas pour moi dans le passé – alors assurez-vous d’abord d’avoir bien en main les clés suivantes :

Les clés indispensables avant de se lancer.

S’aimer soi même.

Je pense qu’il est primordial de s’aimer soi même avant d’aimer quelqu’un autre :

Sinon comment peut-on offrir de l’amour si on ne parvient pas à le faire à l’égard de notre propre personne ?

Il est essentiel de d’abord cultiver l’amour propre et de nous aimer tel que nous sommes, grand(e) introverti(e) avec tous les défauts qui accompagne notre introversion. Il me semble par ailleurs difficile de recevoir de l’amour alors qu’on peut juger qu’on ne se l’accorde pas soi même. Plutôt paradoxal, non ?

Avoir confiance en soi.

Pour de multiples raisons que j’expose à travers mon blog, il n’est pas rare que, en tant qu’introverti(e), nous soyons confronté à un manque de confiance en nous.

C’est la même logique qui se reproduit : dans une relation des plus intimes où on accorde une confiance qu’aucune relation n’égale, il est évidemment nécessaire d’avoir confiance en soi.

Si on n’a pas confiance en soi, en corollaire il apparaît qu’on n’inspire pas confiance. Parce que l’on manifeste malgré nous une fragilité et qu’on tend naturellement à être méfiant à l’égard des autres.

Ainsi, une personne assurée est probablement plus séduisante, sans parler du fait qu’on est bien mieux disposer à une telle relation quand on est bien dans sa peau.

À présent que j’ai relevé les clés essentielles – à mon sens – pour envisager la vie à deux, quelle serait ma relation de couple idéal ?

Une frontière entre solitude et vie à deux.

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Un besoin de solitude respecté.

Je pense que cela commencerait par le respect de ma solitude. Vivre en couple ne devrait pas nous contraindre à côtoyer 24h/24 une même personne jusqu’à notre dernier jour – aussi aimée soit-elle. Pour moi, ce serait l’échec à coup sûr !

Nous autres, introvertis, si nous ne ne respectons pas notre besoin fondamental de solitude, nous ne tardons guère à nous épuiser et à ressentir une fatigue accablante.

Alors aussi grand puisse être notre amour, nous avons tendance à être désagréable avec autrui et à nous refermer sur nous même.

C’est pourquoi je m’imagine une conjointe qui aurait conscience de mon besoin de solitude et par conséquent, le respecterait parfaitement.

Alors elle me laisserait seul lorsque j’en aurais besoin. Sans nécessairement me demander à me justifier. Et nous pourrions avoir des activités seuls, chacun dans notre coin. Même si on se trouvait dans la même pièce.

Un peu comme ces familles introverties, qui se côtoient dans le salon. Mais en étant les uns et les autres plongés dans leur bouquin !

Cependant, je ne suis pas sûr que cela suffirait…

À vrai dire, à partir du moment où d’autres personnes sont présentes dans le même lieu que moi (en l’occurrence une maison / un appartement) je ne me sens pas tout à fait seul. Je ne me ressource pas autant que dans une solitude absolue.

Une relation à distance.

Je pense que la meilleure des solutions pour une vie à deux, compte tenu de ma très grande introversion, résiderait dans une relation à distance. Pourquoi devrait-on nécessairement partager le même toit ?

Je pense qu’en vue de mes besoins, le mieux encore serait de conserver mon propre logement. A l’image de ma partenaire. De manière à m’assurer d’avoir un foyer où trouver une profonde solitude.

À vrai dire, je crois que la base pour une relation réussie est de préserver un peu de distance, du moins de temps en temps. Mener séparément une vie de célibataire certains jours de la semaine.

D’expérience, j’ai constaté que deux personnes qui se côtoient trop souvent s’exposent inéluctablement – ou du moins bien souvent – à une dispute et tendent naturellement à se séparer, et parfois le conflit est tel qu’il peut conduire à une rupture.

Alors je pense que maintenir une certaine distance permet une relation seine et attise le désir que l’on éprouve à l’égard de la personne aimée. Car après tout, le désir se fonde justement sur la distance et se satisfait par le rapprochement ! Mais comme tout désir / besoin, s’il est constamment satisfait, on ne sait plus l’apprécier. Pas vrai ?

Ensuite, rien ne nous empêcherait de nous rejoindre ! Selon notre humeur et notre envie de voir l’autre, je pense que l’un de nous deux rejoindrait l’autre pour passer du temps en couple.

Bref, selon moi la relation à distance permet plus de souplesse et cela existe bel et bien ! Tenez, voici un témoignage que j’ai recueilli sur internet :

Amandine, 26 ans et en couple à distance depuis quatre ans a trouvé son rythme de croisière : « je me crée deux vies : une vie de « célibataire » la semaine, une vie de couple le week-end quand on se retrouve ». Pour combler momentanément l’absence physique, internet regorge de sites comme Facebook, Twitter, WhatsApp ou Snapchat. Quoi de plus simple que d’envoyer presque instantanément une photo du moment vécu pour intégrer l’autre à sa vie ?

D’abord une meilleure amie.

Le couple se présente comme la relation la plus intime qui soit. Alors selon moi cela impliquerait beaucoup, beaucoup de temps pour apprendre à bien nous connaître et m’assurer que je souhaiterais réellement bâtir quelque chose avec la personne.

Alors je pense que la potentielle âme sœur, c’est d’abord une meilleure amie. Une personne que l’on connait depuis un certain bout de temps, depuis quelques années déjà, et avec qui on se sent parfaitement en confiance.

C’est cette personne que l’on est toujours ravi de revoir et qui nous respecte tel que l’on est, parce qu’elle nous connait et souhaite tout notre bien.

En tant qu’introverti(e), nous avons tendance à valoriser la qualité dans nos relations avec les autres. C’est très clairement le cas en ce qui me concerne. L’amitié à elle seule est signe d’une grande confiance et d’un fort intérêt de ma part. Je lui accorde alors beaucoup de valeur !

Réciproquement, je sais que j’apprécie une personne si je ne souhaite que son bien, à un tel point – dans le cas de sentiment amoureux – que je serais prêt ou du moins que j’aurais tendance à négliger mes propres besoins pour la rendre la plus heureuse possible !

Aussi, quand on est non seulement introverti(e), mais également hypersensible, se souhait bienveillant pour l’autre peut-être très intense du fait de notre nature empathique.

En somme, il est beaucoup question de confiance et de bienveillance !

Une confiance et bienveillance partagée.

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Lorsque je suis en compagnie d’une personne en qui j’ai grandement confiance, à l’exemple de mon meilleur ami extraverti ou de mon petit frère introverti (on a seulement deux ans d’écart, mais j’aime bien l’appeler ainsi ^^) – je me transforme en une sorte d’introverti sauvage qui parle beaucoup pendant des heures sans ressentir le moindre signe de fatigue ! Bien au contraire, cela me ressource ! ( Mais cela peut-être difficile pour mon meilleur ami. Car il n’est pas habitué à de longues discussions sérieuses. De même, mon frère qui n’est pas aussi enthousiaste et a besoin de calme xD )

Bref, c’est le signe que je leur accorde une confiance sans pareille.

Mais qu’est-ce que cela veut dire, avoir confiance ?

> Ne pas avoir peur d’être jugé.

Si je peux parler autant en étant introverti, c’est que je sais que je peux parler sans crainte. Entre autres, sans crainte que la personne émette un jugement sur ce que je dis. Sans crainte qu’elle ne filtre avec des préjugés ou stéréotypes à la noix.

La personne reçoit ce que je dis tel quel. Sans interprétations de son mode de pensé. Si elle expose un avis ou émet une critique sur ce que j’avance (parce que ne pas juger n’empêche pas de critiquer), alors elle le fait de manière réfléchie. En connaissance de cause. Sinon, elle pause des questions.

À mon sens, le jugement est un nuisible et ne permettrait pas une relation amoureuse seine et durable. Elle serait indéniablement parsemée de conflits avant d’aboutir à une rupture définitive.

> Se savoir accepté comme on est.

J’ai des défauts, beaucoup de défauts même. Je suis loin d’être parfait : un peu lent, pas très cultivé, perfectionniste, pas très dynamique… Mais je sais que je suis accepté avec tout ce qui me fait défaut.

Cela rejoint plus ou moins l’idée de jugement. Mais il y a probablement une nuance en ce sens ou un défaut est peut-être inévitablement exposé au jugement et peut ne pas être accepté, puisqu’il s’avère pénible. Voire trop dérangeant.

Malgré tout, la personne fait avec, car elle connait aussi notre valeur et nos qualités pour lesquelles elle nous apprécie tout particulièrement.

Je pense que si on aime véritablement quelqu’un, on l’accepte tel qu’il est, dans toute son entièreté, malgré les imperfections qui vont avec !

> La bienveillance à l’égard du partenaire.

Je conçois difficilement une vie à deux sans bienveillance. Je pense qu’il s’agit justement d’un fondement même du verbe « aimer ».

Si j’aime l’autre, alors je souhaite tout son bien. Je souhaite qu’elle soit heureuse et je la défend de ce qui la rendrait malheureuse, la soutien dans ses difficultés, la réconforte dans ses moments difficiles.

On ne dit ou ne fait jamais rien qui puisse faire du mal à l’autre.

La méditation nous apprend d’ailleurs à développer cette vertu. La bienveillance est source de bonheur pour soi comme pour l’autre, alors elle devrait être ancrée dans le couple.

Une conjointe introvertie (ou ambivertie).

Finalement, pour qu’un tel miracle soit possible, je pense que ma partenaire idéale serait introvertie. Dans quel cas nous partagerions les mêmes besoins. Ainsi il ne serait pas difficile de concevoir de toute pièce notre vie de couple. Bien loin de celle avancée par la société.

Je ne vois pas d’âme sœur mieux placée qu’une introvertie pour être intéressée à la connaissance de soi, et de l’autre. On rechercherait ainsi à mieux se connaitre pour mieux se comprendre. Sans parler du besoin de solitude. De ne pas avoir peur du silence. D’aimer les conversations approfondies et d’aborder des sujets intéressants. De partager des moments à deux – pourquoi pas de la lecture, côte à côte – sans nécessairement qu’il y ai une conversation animée. De vivre ensemble des émotions intenses intérieurement…

Bien entendu, j’espère bien que notre ressemblance et notre complémentarité (et nos différences évidemment) nous permettrait d’avoir des conversations passionnées. Mais cela n’empêche pas non plus de partager par ailleurs du calme et du silence.

Aussi, je pense que j’aimerais beaucoup une ambivertie ! D’abord parce que vous commencez à comprendre que j’admire les ambivertis :D. Ensuite parce qu’elle m’aiderait probablement à tendre moi même vers un meilleur équilibre.

Et vous, quelle est votre conception de la vie à deux ? Quel serait votre partenaire idéal ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

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