L’égarement, c’est un peu comme ce sentiment d’être confronté à d’innombrables chemins avec l’incapacité de déterminer lequel on souhaite emprunter. De s’être réduit à un vagabond condamné à l’errance éternelle alors que nous avions jusque là des objectifs bien en vue.

Peut-être qu’il nous semblait avoir gravi des sommets. Mais voilà que le sentier ne nous laisse pas le choix que de tout redescendre. Nous menant à cette plaine où les itinéraires sont si nombreux que nous nous abandonnons au désespoir.

Dans cet article, je vous partage ma compréhension de l’égarement et les enseignements que j’en tire, ainsi que des pistes personnelles pour se ressaisir et ne pas perdre son chemin.

SOMMAIRE

Comprendre l’égarement et ses nuances
Se sentir égaré
Se perdre soi même
Comment appréhender l’égarement et ne pas se laisser désemparer ?
En recevoir le message
Regarder devant soi, aller de l’avant
Faire le point sur soi et ses objectifs

Comprendre l’égarement et ses nuances

Dans un premier temps, il m’apparaît primordial de bien cerner les nuances de l’égarement. Pourquoi ? Parce que se réorienter, c’est identifier avec clairvoyance à partir de quand on s’est perdu, en quoi et pour quelles raisons. Dans un labyrinthe, il est plus efficace de revenir à la source et de se remémorer le chemin parcouru que de se lancer tête baissé dans un autre chemin. Cela afin d’éviter d’emprunter à nouveaux les fausses pistes et de se confronter aux mêmes impasses.

Se sentir égaré

On peut éprouver un sentiment d’égarement dans le sens où on ne sait plus où aller sur le chemin de notre vie. On a perdu de vue ses objectifs, on n’a pas défini les bons objectifs, ou bien on ne s’y est pas pris de la bonne manière pour les atteindre. Voire même, on s’est élancé dans l’aventure sans préalablement définir où on souhaiter aller. Je dis ça, j’adore partir en montagne sans nécessairement établir un itinéraire très précis, mais c’est bien pour les petites aventures. Quand il est question de l’aventure de toute une vie, l’égarement fini par nous rappeler à l’ordre.

Ce qui est déconcertant, c’est quand le sentiment d’égarement nous saisit de manière un peu soudaine. On avait un plan bien ajusté, mais sans qu’on sache pourquoi, plus rien ne va. Je me suis personnellement senti soudain égaré lorsque j’étais incapable de déterminer la voie professionnelle que je souhaitais suivre. En fait, sans que j’en ai conscience, l’expérience professionnelle que je venais de conclure m’avait fait savoir que le métier que je pensais me correspondre n’était pas le métier de mes rêves.

Se perdre soi-même

Parfois, l’égarement peut prendre un tout autre sens. On peut éprouver un sentiment d’égarement si on est plus en phase avec soi même. Quand on est Hypersensible, il n’est pas rare, je crois, de négliger nos besoins fondamentaux. Tels que se ressourcer en nature, par exemple. Ou bien on s’efforce d’être hyper sociable, d’avoir l’air super cool ! En mode, « extraverti(e) », alors qu’on se sait profondément introverti(e). Bref… C’est le risque quand on porte un ou des masques : à savoir de ne plus se reconnaître.

De même, gare à ne pas ignorer son cœur ! Il est tellement facile de se laisser gouverner par l’anarchie de la raison. Car nous vivons une époque où l’intelligence émotionnelle et l’intuition ont été complètement délaissées et dévalorisées, en faveur de l’intelligence rationnelle. Or se défaire de l’un ou l’autre, c’est un peu comme s’amputer d’une jambe. Pas étonnant qu’on peine à avancer par la suite ou qu’on se casse la figure…

Parfois, je pense qu’il vaut mieux ne pas chercher à tout analyser, à tout expliquer par la logique ou la raison, et laisser un peu (pas qu’un peu, en fait !), la parole à son cœur. J’ai mis un terme à mon égarement sentimental lorsque j’ai écouté mon cœur, tandis que je me tourmentais avec la raison. Car c’est mon cœur qui détenait les réponses à mes questions et non la raison. Après tout, c’est lui qui est porteur de l’amour dont il est question, pas le cerveau.

Comment appréhender l’égarement et ne pas se laisser désemparer ?

En recevoir le message

Aussi difficile à croire que ça puisse être, l’égarement détient peut-être le plus précieux des messages qui peut nous être délivré. Car en réalité empli d’espoir et de renouveau, l’égarement est là pour nous révéler comme un semblant de prophétie : « Tu es en voie d’évoluer vers une nouvelle version de toi-même. Tes expériences passées t’ont naturellement orienté vers un chemin qui te rapproche plus que jamais de l’épanouissement personnel. » Ainsi, si on ignore où on se trouve en ce moment même, l’égarement constitue en un sens un cadeau mal emballé qui s’apprête à nous révéler le chemin à suivre.

Après tout, la vie est faite de hauts et de bas. Dans cette incroyable aventure qu’est la quête de soi, il est tout naturel de parcourir, par moment, des chemins plus sinueux, dont l’issue est incertaine. Celui qui se contente des sentiers battus reste le même.

Autrement dit, je pense que l’égarement peut se traduire par de profondes transformations. C’est à dire qu’on peut se sentir égaré à partir du moment où notre vie ne nous correspond plus au vu des changements qui ont opéré en nous. Si notre travail ne nous correspond plus, si nos relations amicales ne sont plus pleinement épanouissantes, si nos valeurs ne nous ressemblent plus réellement… alors c’est qu’il y a un chemin différent à suivre. C’est qu’il est tant de remettre les pendules à l’heure.

CONCLUSION : Comme toutes émotions, je comprends qu’un message m’est délivré et j’en reçois, en l’occurrence, tout l’espoir et le renouveau dont il est porteur.

Regarder devant soi, aller de l’avant

On pourrait penser que nos pensées dévient notre regard, mais notre regard régit énormément nos actes et nos pensées.

Quand on apprend à conduire, le moniteur insiste énormément sur le regard. L’erreur de débutant consiste d’ailleurs à se focaliser sur les très courtes distances. Or si je fixe du regard la voiture qui circule dans l’autre sens, alors je rentre en collision avec elle. En montagne, par exemple, si je regarde le fossé, alors je me précipite malgré moi hors de la chaussée. D’une certaine manière, c’est le regard qui tient le volant. Il faut regarder LOIN devant soi. Là où on souhaiter aller.
Il en va de même pour la vie. Si je n’ai pas d’objectif en vue ou que je me focalise sur les dangers, je me casse la figure. Bien entendu, le regard se doit d’être mobile. Les yeux naviguent sans cesse entre l’objectif à atteindre, le plus loin possible, et le point où on se situe actuellement, notamment pour faire face aux imprévus, aux dangers immédiats qui surviennent sur notre chemin.

J’ai fait une expérience très similaire en montagne, lors de ma dernière randonnée de cet hiver au margeriaz. Sur le retour, le ciel s’est couvert d’un voile nuageux uniforme, cependant que l’horizon était clair. La luminosité a beaucoup baissé et, surtout, de par la lumière très diffuse, les reliefs étaient très difficiles à distinguer. Le paysage couvert de neige paraissait tout gris et plat. Impossible de discerner nos traces à plus de 20 mètres à peine. Alors pour peu que je regardais mes pieds, je me sentais complètement déboussolé et j’en perdais l’équilibre. Dès lors que je regardais les montagnes, au loin, je me sentais beaucoup plus confiant. L’idéal, donc, c’est d’avoir un regard mobile, de se concentrer sur son objectif tout en jetant un œil à ses pieds pour savoir où on marche dans l’immédiat. La comparaison avec le sentiment d’égarement m’est apparu comme une évidence. Si je n’ai pas d’objectifs à atteindre, des rêves à réaliser, ma vie perd de son sens.

CONCLUSION : Quand je me sens égaré, je me pose et j’étale sur le papier tous mes rêves, ainsi que mes objectifs personnels et professionnels pour ne surtout pas oublier où je vais et ce à quoi j’aspire.

Faire le point sur soi et ses objectifs

Je pense qu’il est essentiel, ne serait qu’une ou deux fois par an, de se poser et de prendre du recul sur le chemin parcouru et le chemin qu’il nous reste en vue d’atteindre nos objectifs. On se pose, on sort la carte et la boussole et on vérifie qu’on emprunte la bonne direction. Mes valeurs me correspondent-elles toujours ? Mes qualités et mes défauts sont-ils toujours les mêmes ? Est-ce que je suis naturel et authentique dans mes relations ? Mes études ou mes missions en entreprise sont-elles en accord avec mes passions ? Est-ce que je fais ce qu’il faut pour réaliser mes rêves ? etc… Si nécessaire, je rectifie le tire. J’établis une nouvelle stratégie.

CONCLUSION : De temps en temps, je fais le point sur ma position actuelle : à savoir où je me situe par rapport à mes objectifs et les actions à mettre en place pour progresser, ainsi que les résultats des efforts fournis jusque là.

Comment faites-vous face au sentiment d’égarement ? Quelles sont vos solutions pour vous en sentir ? Quelle expérience en avez-vous fait jusque là ?

J’attends de vous lire en commentaire 🙂

 

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