La méditation est sujet à bien des préjugés et ces derniers peuvent être un frein à son apprentissage. À vrai dire, je ne pensais pas qu’il serait intéressant d’en faire un article, tant j’étais convaincu que le sujet avait été suffisamment abordé. Mais je constate qu’il faut lutter davantage. Car j’ai pu observé dans mes relations que beaucoup de personnes y étaient exposées. Sans parler du fait que notre société, avide de productivité, dénature amplement la méditation au profit du business…

Avec le recul, je réalise que tout cela est également la raison qui m’a longtemps désintéressé de cette pratique. C’est navrant, parce qu’aujourd’hui je suis le premier à me réjouir des bénéfices énormes qu’on en tire ! On est bien loin des idées reçues ! J’espère encourager chacun d’entre vous à méditer, en particulier celles et ceux, introverti(e)s comme moi, qui y trouveront un intérêt d’autant plus grand. D’autre part, je tiens à lutter contre tous ses acteurs qui véhiculent les dits clichés. Voire qui entrainent des gens malheureux dans une démarche qui les dessert plus qu’autre chose.

La méditation est une relaxation.

Ma réponse…

La méditation est une quête de soi, de notre bonheur et de notre épanouissement, qui se confronte à nos souffrances les plus profondes.

Quand on ne pratique pas la méditation, on s’imagine qu’il s’agit uniquement d’une  relaxation… mais à mon sens, c’est infiniment plus que ça !

En fait, je ne pense pas qu’on puisse réduire la méditation à une relaxation. Le fait de se poser et de se concentrer sur sa respiration est reposant, c’est vrai. Mais c’est une conséquence, plus qu’une finalité. Sans parler du fait qu’elle nous amène bien souvent à nous confronter à nos souffrances. Puis même sans cela, quel intérêt ? Se détendre, se faire plaisir, procrastiner… on sait très bien faire ! 😉

Par ailleurs, quand on médite, on prospecte très loin en soi. Or je ne crois pas qu’on puisse délimiter des frontières à notre monde intérieur. Autrement dit, la méditation est d’autant plus riche que l’humain est complexe. Donc c’est bien plus qu’une simple relaxation.

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Pour méditer, il faut un coussin de méditation, le tapis, les huiles…

Ma réponse…

L’essentiel repose dans notre détermination à nous sortir de nos souffrances et le temps que nous nous accordons à méditer.

Les boutiques qui détiennent un site web ne manquent pas d’insister sur la nécessité de se procurer leurs accessoires. Des objets en tout genre, après nous avoir enrobé d’un bel article.

Parfois, on peut même lire que « le coussin de méditation est fondamental à la pratique« .

« Baliverne ! » comme dirait l’autre 😉

Je crains que cela ne reflète une société capitaliste qui tend à dénaturer la méditation au profit du business.

Mais il va de soit qu’acheter un accessoire quel qui soit n’est aucunement fondamental.

De même qu’il n’est pas indispensable de croiser les jambes et de dessiner des cercles parfaits avec ses doigts, au sommet d’une montagne, sous un couché de soleil… 😉

Vous vous imaginez un peu si, avant une séance de méditation, notamment à l’occasion d’une conférence, Matthieu Ricard s’écriait : « Mais avant, il vous faut un tapis de méditation, c’est fondamental ! Vous pouvez en acheter au stand, juste là, pour deux tapis achetés le troisième vous est offert ! »

Pas très crédible, non ?

La seule chose importante, c’est votre détermination à vous en sortir et avant même la détermination, de prendre le temps. Tout simplement, prendre le temps de méditer. Car méditer « ce n’est jamais urgent« , alors on préfère parfois s’en retourner à nos préoccupations, comme le souligne Christophe André, mais c’est « important« .

Qui plus est, la méditation est également une pratique qui nous invite à nous détacher de tous besoins insufflés par la société. Entre autres, en termes de consommation. Alors on serait bien mal parti si déjà, on s’empressait de se ruiner dans une boutique de yoga !

Bien entendu, je ne dis pas que c’est un mal, j’avertis simplement quant à la manipulation et l’intérêt qui peut animer les affirmations qui sont avancées à ce sujet. Rien ne vous empêche d’acheter un banc de méditation si cela vous fait plaisir et vous apporte un réel confort. De même, il y a sans aucun doute des boutiques de yoga qui ne dénature pas la méditation, pour reprendre mon exemple/

Mais bien des moines bouddhistes se sont consacrés avec succès à la méditation sans autre chose que leur esprit, ne l’oubliez pas 😉

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La méditation est un état d’esprit.

Ma réponse…

La méditation est une pratique accessible à toute personne, quelle que soit ses croyances ou sa façon de penser.

Une affirmation qui m’agace un peu consiste à présenter la méditation comme « un état d’esprit”.

C’est typiquement le type de réflexion qui peuvent nous décourager à pratiquer la méditation.

Le problème avec l’idée d’état d’esprit, c’est qu’elle implique qu’elle ne peut pas convenir à tout le monde, puisqu’une mentalité est une façon de penser qui ne peut convenir qu’à une personne ou un groupe de personne ; d’où une certaine rigidité qui va à l’encontre de la souplesse de la pratique.

La bonne nouvelle, c’est que la méditation n’est pas un état d’esprit, mais une pratique qui oriente l’être humain vers son bonheur, l’épanouissement personnel, le développement personnel et nourrit entre autres des vertus telles que la compassion ou la bienveillance, quelle que soit sa façon de penser 🙂

Autrement dit, elle ne découle aucunement d’un état d’esprit. Il ne sera pas nécessaire de rejoindre une secte pour méditer et de vouer un culte à je ne sais qui 😉

La méditation est accessible à tout être humain qui désire sortir de ses souffrances, en quête, comme moi, de son bonheur et de son épanouissement.

Concrètement, à titre exemple, apprendre à voir le verre à moitié rempli plutôt que de le voir à moitié vide ne relève pas d’un état d’esprit, mais d’une orientation de notre regard vers l’optimisme plutôt que le pessimisme.

Or, l’optimisme est une “disposition d’esprit qui consiste à voir le bon côté des choses”.

C’est un peu ça, entre autres, la méditation. Voir le bon côté des choses, être attentif à ce qui nous rend heureux, ce qui nous procure du bonheur…

Ainsi, elle se fonde sur soi et une capacité tout à fait humaine, propre à tout être humain quel que soit notre façon de penser, puisque nous sommes tous disposés à être optimiste.

Simplement, on peut-être exposé au pessimisme, ou pour prendre d’autres exemples, à des souffrances, la mélancolie, la tristesse, l’angoisse… pour bien des raisons.

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Méditer, c’est ne plus penser.

Ma réponse…

Méditer, c’est au contraire solliciter sa faculté de penser, en vue de réfléchir longuement sur soi, à l’occasion notamment d’introspections profondes et lucides.

C’est probablement la plus répandue des idées reçues…

Pourquoi ne plus penser ?

La pensée n’est-elle pas l’essence même de notre intelligence ?

La méditation de la pleine conscience sollicite, bien au contraire, notre faculté de penser, or ne plus penser ne solliciterai pas grand chose, si ce n’est notre bêtise 😉

Je taquine un peu, mais il faut comprendre qu’il est absurde de vouloir cesser de penser, car d’une part strictement impossible comme nous le rappel l’esprit scientifique de Matthieu Ricard et d’autre part tout à fait à contradictoire à ce qu’est réellement la pratique.

Bien entendu, je comprends que l’on puisse penser ainsi, parce que bien souvent, les raisons qui nous poussent à méditer puisent dans une souffrance ou des pensées négatives.

Par conséquent, on est convaincu qu’une solution, c’est d’apprendre à ne plus penser, ou du moins, on entend par là à ne plus avoir de pensées négatives.

Mais ne plus penser, ce n’est pas une solution, c’est une réponse radicale et violente au problème.

Bien au contraire, la méditation nous amène à réfléchir longuement sur nous même, à l’occasion de longues et profondes introspections.

Ainsi, la méditation vise plutôt à remédier à nos pensées négatives, en déviant notre esprit du pessimisme, pour l’orienter vers la pensée positive.

Quoi qu’il en soit, la méditation ne naît jamais d’un processus violent, mais d’une pensée réfléchie et profonde, en vue d’une solution seine et efficace sur le long terme.

Méditer, ce n’est pas se couper du monde, mais au contraire se rapprocher de lui, pour le comprendre, l’aimer et le changer.
Christophe André, Méditer jour après jour.

Quels sont les clichés auxquels vous avez été confronté ? Quelles idées reçues pouvez-vous entendre dans votre entourage ? Lesquelles vous agacent le plus ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

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