« Je suis trop différent pour être aimé comme je suis. », « Je suis condamné à la solitude. » « Je n’ai jamais intéressé personne, ça ne changera pas. », « J’ai peur d’être toujours seul… »

Ces phrases, je les ai beaucoup ressassé, notamment lors de ma dernière dépression. Mais à quelque chose près, ce sont aussi vos mots, ces mots que j’ai pu lire sur d’innombrables témoignages dont regorge internet.

J’ai 24 ans et j’ai toujours été célibataire. Mes relations intimes se résument littéralement à trois rencards. Aujourd’hui ça m’importe peu, mais je l’ai mal vécu par le passé et j’en connais les raisons. Peut-être que toi aussi tu as dans la vingtaine, voire la trentaine et tu n’as pas eu de relations. Ou bien tu as eu des relations qui ont été brèves, qui se sont mal terminées…

Et au fond de toi, tu as profondément envie de vivre une vie à deux, de découvrir la magie de construire à deux, de donner et de recevoir de l’amour. Mais il y a cette petite voix qui te murmure que ton rêve est irréalisable et irréaliste.

Dans cet article je soulève tous les obstacles à surmonter pour connaître le grand Amour !

1 – Guérir ses blessures intérieures

L’essentiel des témoignages que j’ai pu lire ont cela en commun qu’ils révèlent des blessures intérieures. Peur de l’abandon ou du rejet, peur de la trahison, peur de l’engagement, manque d’amour propre et de confiance en soi…

En tant qu’hypersensible, on est beaucoup plus affecté par nos traumatismes du passé. Et au vu de la société dans laquelle on vit, d’une éducation souvent aveugle et ignorante de notre hypersensibilité… il est fréquent de traverser de mauvaises expériences.

Alors la première chose à faire, c’est d’apprendre à bien te connaître. Identifier toutes tes blessures intérieures, souvent trahies par des croyances limites. « On ne peut pas m’aimer comme je suis » : ça veut dire, je ne m’estime pas assez, je ne me porte pas suffisamment d’amour propre.

Nos traumatismes sont étroitement liés à la relation que nous entretenons enfant avec nos parents. Si tes parents t’ont aimé de manière excessive ou possessive, tu auras peur de l’engagement, car tu le traduiras inconsciemment comme un frein à ta liberté. Si comme moi, à l’inverse, tes parents n’ont pas témoigné suffisamment de leur amour, qu’ils n’ont pas su trouver les mots ou les gestes, alors tu manqueras d’amour propre. Si tu ne t’es pas senti·e soutenu·e ou compris·e quand tu avais peur, ou si tu as mal vécu certaines formes de séparations avec tes parents, alors comme moi, tu auras peur de l’abandon et tu témoigneras d’un style d’attachement anxieux.

Tu peux te faire accompagner d’un·e thérapeute, mais aie conscience que tu es acteur·trice de ton apprentissage sur ce point. Si tu t’abandonnes au gouffre de ta faille affective, alors personne ne pourra rien pour toi. Ressaisis-toi et fais preuve de résilience !

2 – Comprendre ses difficultés relationnelles

Des difficultés relationnelles peuvent émerger d’un passé au cours duquel on s’est senti trop différent ou incompris. Parfois, cela se traduit par une peur de l’engagement : on se persuade inconsciemment qu’on ne peut pas trouver quelqu’un qui nous correspond.

Pour les plus introverti·e·s d’entre nous, qui sont moins accoutumé·e·s à côtoyer du monde, l’aisance relationnelle peut-être d’autant plus faible. D’où la difficulté à aborder des inconnus et à faire des rencontres.

Plus que tout, à titre d’Hypersensible, on peut connaître une certaine anxiété sociale. Laquelle est étroitement liée au fait qu’on soit sujet à la surstimulation.

Mais ce ne sont pas des fatalités.

Il y a une époque où je vivais presque constamment reclus dans ma chambre. J’étais très en retrait. Je n’allais jamais vers les autres. J’ai même souvenir de certaines personnes qui ont essayé de m’aborder et qui ont laissé tomber.

Mais à présent du fait de mon parcours et de mes expériences, ça m’arrive d’être le premier à faire des efforts pour créer un lien. Et si je reconnais en quelqu’un un potentiel en termes d’amitié, alors je n’hésite pas à prendre des initiatives pour me rapprocher de lui/elle.

Là aussi il n’y a pas de secret : bien se connaître et plus que tout, rehausser son estime de soi.

 

3 – Travailler à s’aimer et à mieux aimer l’autre

Je sais que c’est redondant, mais c’est important de le souligner, parce que beaucoup d’hypersensibles dénigrent leur personne. Le manque d’amour propre est souvent un problème.

Sans en avoir consciences, beaucoup d’hypersensibles recherchent à être aimé afin de combler un vide. Mais l’amour doit répondre à une envie, et non un besoin ou un manque.

N’oubliez pas qui vous êtes : une personne autonome et indépendante qui ne devrait dépendre de personne pour être heureux·se.

4 – Ne plus se comparer aux autres

Souvent par manque d’estime de soi, on se compare aux autres et on en oublie notre singularité.

La difficulté à vivre seul·e et accepter sa solitude amoureuse peut venir de là. C’est à dire, non pas tant du fait qu’on ai pas de partenaire, mais du fait qu’on se compare à d’autres qui sont en situation de couple.

En ce sens je pense qu’il est important de faire preuve de discernement en se posant quelques questions : est-ce que je me sens seul·e parce que j’ai réellement l’envie de construire quelque chose, ou bien j’envie les autres, parce que j’ai besoin de reconnaissance sociale, ou bien encore parce que je ne m’aime pas et que j’espère que quelqu’un va m’aimer à ma place ?

La comparaison peut-être intéressante pour peu qu’on se respecte, mais cette comparaison là est malsaine puisque notre véritable référence, c’est notre hypersensibilité et notre singularité.

5 – Comprendre son rapport à l’amour et ne pas oublier ses exigences

On ne peut pas envisager une relation aussi intime avec n’importe qui.

En tant qu’hypersensible on est extrêmement exigeant dans nos relations intimes, C’est à dire qu’on est très sélectif, parce qu’on s’ennuie des conversations superficielles, parce qu’on est méfiant au vu de certains affects négatifs.

On peut-être du genre à rechercher LA bonne personne. On est soucieux de fonder une relation durable, épanouie, avec beaucoup d’amour

Et tout ça, ça implique du temps, de la patience, du discernement et une démarche intelligente – c’est à dire faire les bons choix.

Mais je sais que lorsqu’on est en dépression, lorsqu’on est animé·e par un manque d’affection, on en oublie nos exigences et on voit l’âme soeur en la première personne qu’on croise – pour peu qu’elle aie quelque chose qui nous plait. On like tout ce qu’on peut sur les sites de rencontre… Puis on est déçu·e, puisque ce n’est pas concluant. Parce qu’on fini par rompre. Parce qu’on se confronte à un amour impossible…

Gare à ne pas te perdre toi même ! Garde en vue tes exigences et ce dont tu as réellement envie.

6 – Ouvrir son coeur, ne pas avoir peur de se dévoiler

La personne hypersensible est dotée d’une grande profondeur. Ainsi, il peut-être difficile de se dévoiler et de parler de soi. Pour ainsi dire, d’exposer notre vulnérabilité. Par peur du rejet.

Cette problématique est intimement liée à l’estime de soi. Autrement dit, pour cela, il faut amplement travailler à regagner confiance en soi (croire en ses capacités), à redorer sa vision de soi (évaluation de ses qualités et de ses défauts) et cultiver son amour propre (s’aimer d’un amour inconditionnel).

On peut aussi s’être fermé en conséquence de nos expériences passées, ce qui renvoie au tout premier point et au dernier qui suit.

7 – Bien vivre ses échecs et se défaire des schémas

Une personne Hypersensible qui manque d’estime de soi s’avère très susceptible. Et en somme d’autant plus percutée par un échec ou une critique.

Il peut suffire d’un rencard qui n’a pas été concluant ou une relation qui s’est terminée à 3 ou 6 mois pour en conclure qu’on est condamnée à vivre seul
·e dans notre grotte – avec des chats haha

On va avoir tendance à tirer des tas de conclusions pessimistes qui ne font que nous conforter dans nos croyances limitantes.

Il faut en prendre conscience pour s’en détacher. Pendre du recul par rapport à tout ça, ne surtout pas se faire de conclusions hâtives et être confiant·e vis à vis de l’avenir. Faire preuve d’optimisme !

Tous les échecs que nous essuyons sont des opportunités d’évoluer, et de faire un pas de plus vers l’homme ou la femme de notre vie.

Si tu essuies un échec, demande toi pourquoi et en quoi cela n’a pas fonctionné. Puis rectifie le tir, qu’il s’agisse de toi ou de ta vision de ton/ta partenaire idéal·e.

De même, si tu répètes tout le temps les mêmes échecs, tel qu’un·e partenaire qui te fait du mal, qui est trop égocentré·e… Reconnais que, peut-être, tu t’orientes malgré toi vers des personnes toxiques.

Archives

Catégories

Articles récents

Ma gallerie Instagram