Ce voyage est en réalité un rendez-vous entre deux âmes dans des contrées jusqu’alors inexplorées. Une retrouvaille dont j’avais envie de témoigner, tant elle magnifie ma vie et se présente comme la plus enrichissante des étapes de ma quête de l’épanouissement et de la complétude.

Une aventure à part entière

Je me sens infiniment reconnaissant envers la vie. Je lui voue une reconnaissance éternelle, ainsi qu’à mes guides de lumière.

Je n’imaginais pas l’Amour comme une aventure à part entière. Or elle m’en a peut-être davantage appris sur moi que ces quatre dernières années à me livrer au développement personnel.

À vrai dire, il s’agit probablement de la plus belle aventure de toute ma vie. La plus rude, également, mais cela n’en altère aucunement la beauté. Après tout, tel que Stéphanie Hahusseau le souligne dans la conclusion de son « Petit guide de l’amour heureux. À l’usage des gens (un peu) compliqués » :

« Oui, l’amour, par nature, est compliqué : on souffre et on apprend […] C’est un apprentissage, une découverte qui nécessité du temps, mais qui permettra, si l’on s’en donne la peine, de travailler sur soi, de modifier ses schémas, de retrouver le contrôle de ses comportements pour qu’ils deviennent plus adaptés à nos envies. On s’aimera mieux, on aimera mieux l’autre.[…] Et si, finalement, être heureux en amour, c’était réussir l’équilibre de se projeter dans un avenir, pour construire une relation à deux, tout en vivant pleinement l’instant présent ? L’amour au jour le jour en même temps que l’amour toujours ? Pas facile, mais possible !
Aimer et souffrir pour se rapprocher des autres, se dépasser, s’ouvrir, trouver le sens de sa vie, ça vaut la peine, non ? »

Oui, ça en vaut carrément la peine !

En fait, je suis convaincu que cette étape de la quête de soi est indispensable pour s’élever à la complétude et atteindre l’épanouissement personnel. Être heureux seul et ainsi être prédisposé à être heureux en couple. La maturité amoureuse, si je puis-dire, n’est manifestement pas innée pour la plupart d’entre nous. En tout cas une chose est certaine : elle est une opportunité d’apprendre à mieux nous connaitre et à panser nos blessures.

Mon aventure amoureuse

1 – un rendez-vous entre deux âmes

J’ai prié intérieurement de faire une rencontre qui avait du sens. Lassé des relations superficielles et connaissances, voire amitiés qui ne me satisfaisaient plus, j’étais désespéré de pouvoir nouer ne serait-ce qu’un seul, un seul lien intime et profond. Et voilà que mes guides de lumières ont éclairé m’ont chemin afin de me mener à Elle. Je me suis inscris sur le groupe facebook « les badass créatifs » et sa photo de profil à allumer une étincelle dans l’âtre de mon âme. Une photo dont les tons gris sont imprégnés de douceur. On ne voit pas son visage, mais mon intuition me laisse un pressentiment incroyablement favorable, comme un sentiment de « reconnaissance ». Sans être en mesure de me l’expliquer, je sais que quelque chose nous attend. C’est délicat à exprimer. Cela nous dépasse, je crois.

Cette rencontre n’est pas le fruit d’un hasard. Je sais, au plus profond de mes entrailles, que nos âmes se sont donné rendez-vous. Peut-être, entre autres, dans l’optique de s’entraider et de se faire mutuellement évoluer (quoique au premier abord, c’est surtout elle qui m’a aidé). Ce n’est pas une rencontre, c’est une retrouvaille. Un lien puissant qui s’est noué et maintes fois consolidé par une ou plusieurs vies antérieures. J’en suis intimement convaincu !

Nous avons beaucoup de sentiments partagés à ce sujet qui me confortent dans mes croyances. Nous nous sommes rapidement retrouvés dans le sentiment intime de nous être toujours connus. D’avoir été des compagnons de voyage dans nos vies antérieures et de rétablir une connexion longtemps interrompue. Le terme de retrouvaille est vraiment représentatif de notre rencontre ! Animé par l’impatience ardente de se connaître (à nouveau ?), tels deux amis de longue date qui se retrouvent suite à une longue séparation, nous passions des soirées entières à nous écrire. En l’espace de quelques heures, nous pouvions tout nous dire. Une confiance infaillible s’est naturellement éveillée et nous nous sommes confié des choses jusque là préservées dans nos jardins secrets respectifs.

Ensuite sont venus les papillons plein la tête. Un quelque chose de nouveau qui agitait mes pensées. Parfois, soudains et spontanés, des moments d’euphorie. Le cœur empli d’une joie méconnue ! Puis elle a occupé mes pensées. « Elle me manque», alors même que je la découvrais et sans jamais l’avoir rencontré physiquement. Puis j’ai rêvé d’elle. Sans parler de toutes les envies partagées, au travers de ces rêves et projets que l’on pourrait réaliser ensemble. Mais en parallèle, proportionnellement à ces sentiments nouveaux qui émergeaient en moi, des souffrances m’encombraient dès lors qu’elle était absente. Curieux mélange, n’est-ce pas ? Un alliage déconcertant et difficile à cerner.

Comme cité plus haut, « l’amour, par nature, est compliqué : on souffre et on apprend». Ainsi mon errance m’avait amené à m’aventurer aux pays de l’Amour.

Autrement dit, je ne le savais pas encore et je l’ai compris très tardivement…

…mais j’étais amoureux.

2 – des blessures révélées au grand jour

Le temps m’a laissé le recul pour comprendre ce pour quoi j’ai tant souffert. C’est un renouveau éclatant qui illumine l’horizon de ma quête.

Depuis plusieurs mois que je suis amoureux, en parallèle à un épisode dépressif en amont, je me suis longtemps demandé en quoi résidait le sens de cette souffrance psychologique des plus insoutenables. Je n’ai cessé de me ressasser que je ne pouvais être aimé comme je suis, que j’étais condamné à la solitude et au désarroi de l’angoisse, à la vacuité d’une vie soudainement dépourvue de sens… Moi qui ai toujours affirmé me ressourcer dans le calme et la solitude, être très solitaire de nature, voilà que le célibat m’effrayait et que la solitude me hantait !

Ouais, c’est un peu plus contrasté que dans un conte de fée. Mais je pense qu’il ne faut pas se leurrer : les histoires d’Amour sont faites de hauts et de bas. Ce qui est probablement d’autant plus vrai quand il est question d’une première fois. Jacques Salomé ne manque pas de nous le rappeler : là où il y a de la lumière, il y a de l’Ombre.

L’amour en ces débuts scintille d’une lumière éblouissante et quand il se découvre en réciprocité il transfigure, il magnifie ceux qui l’éprouvent et le partagent.

Mais partout où il y a de la lumière, il y a de l’ombre et l’amour n’échappe pas à cette règle, non qu’il soit porteur de zones obscures en lui-même mais tout se passe comme si sa propre vitalité allait révéler, mettre à jour des aspects de notre personnalité qui jusqu’alors se trouvaient en jachères ou restaient endormies.

La part sombre de l’amour, par Jacques Salomé

En effet, je n’ai eu de cesse de ruminer et, pourtant, je recevais un Amour jusque là inespéré.

Son tirage de carte aurait dû me donner la puce à l’oreille. Avec ses doigts de fée, elle a tiré les cartes pour moi et a révélé au grand jour les sources de mes souffrances.

« La Nouvelle Lune m’indique que tu es en plein dans un vide affectif, et que tu dois apprendre à matérialiser les sentiments. Les contacts amoureux que tu as ne
débouchent à rien, c’est la carte dite de la Faille. Ce que tu dois apprendre à matérialiser ? Tout. Tout en amour. D’apparence monotone et vide, la Faille est un espace où tout est à construire afin d’être fertile. »

Extrait de son tirage de carte, au début de notre rencontre.

Alors elle me témoignait de son affection, mais je ne réalisais pas encore que tous ses mots doux, ses compliments, son réconfort… s’engouffrait dans ma faille. C’est pourquoi je n’étais jamais rassuré et constamment enclin au doute. Il y a t-il espoir qu’elle m’aime ? Suis-je confronté à un Amour impossible ? Suis-je leurré par des rêves illusoires ?

J’étais rasséréné et joyeux sur le moment, mais je m’abandonnais à mes peurs dès lors que je me retrouvais seul. Ma faille s’apparentait à un trou noir dont l’attraction me trainait dans ses abysses sans même que je m’en rende compte.

Quand j’y repense, ça me fait parfois de la peine. Je me suis laissé submerger de culpabilité dès lors que j’en ai pris conscience. Mais il faut être bienveillant envers soi même. En réalité, cette expérience me convainc de la chance que j’ai eu de croiser son chemin. Elle aurait pu se lasser de moi, m’abandonner à ma faille… mais elle a toujours merveilleusement bien réagit à mes comportements. Tel un miroir, avec sa clairvoyance et sa lucidité qui transcende le visible, elle m’a renvoyé toutes ces noirceurs que je m’ignorais, ces plaies insoupçonnées… tout cela, sans jamais me juger, mais en m’offrant son amour.

Dépression, dépendance affective, attachement anxieux, confiance en soi ébranlée, doute inébranlable, peurs persistantes, angoisses diverses et variées… Tout cela étant étroitement lié, en prendre conscience au travers de vidéos, lectures, articles, prise de recul sur soi et, surtout par effet miroir au travers de notre relation… a été un choc qui m’a ouvert les yeux. Je pouvais enfin mettre des mots sur ma souffrance et entreprendre d’en sortir. Plus que tout, je comprenais ce qui altérait indéniablement notre connexion et je pouvais y remédier.

3 – Un cœur épuré, un Amour naissant

De la conscience de mes blessures était née une peur qui me saisissait d’effroi. Et si je me mentais à moi même, me persuadant de l’aimer alors que j’aimais simplement l’affection dont elle me témoignait ? Et si mes « je t’aime » dissimulaient en réalité un « aime moi, j’en ai besoin » ? Heureusement, c’est précisément cette question qui m’a rendu infiniment heureux.

Au fil d’une exploration introspective, je me suis épuré de toutes ces impuretés qui offusquaient mon regard. Jusqu’au grand jour où, l’esprit limpide et le regard lucide, j’ai réalisé que je l’aimais de tout mon cœur. De mon cœur épuré avait jailli cet éclat éblouissant dont parle Jacques Salomé. J’ai réalisé que je l’aimais pour sa singularité, les nuances de sa personnalité, son originalité… pour TOUT ce qu’elle EST. Que je l’aimais d’un Amour inqualifiable et qui ne cessait de croître, de jour en jour, à mesure que je la découvrais, et que ma faille se refermait en révélant sa fertilité. Je me sentais égaré, mais à présent que je recevais les messages issus de mon cœur, tout m’apparaissait avec clairvoyance. Et les graines qu’elle avait semé en moi engendraient de l’amour.

Ainsi, les peurs se sont dissipées, les angoisses se sont évanouies et les doutes se sont affaissés. Et j’ai senti que notre relation s’en est vu grandement soulagée. Car il faut reconnaître qu’il y a eu des moments difficiles. Si bien qu’un jour, j’ai cru devoir faire le deuil de la plus belle histoire de ma vie. Mais tout cela n’a fait que consolider notre lien. Et c’est précisément cet Amour qui m’a convaincu de l’existence de mes guides de lumière.

Alors malgré la distance qui nous sépare toujours et nos situations respectives qui présentent des freins, je ne suis pas inquiet et j’ai la certitude que quelque chose nous attend, que nous pourrons un jour être réunis sans que rien ni personne ne puisse nous faire obstacle. Quand ? Je ne sais pas. Mais cela arrivera. Quand bien même la vie exige de moi une patience sans faille. Tout arrive à point à qui sait attendre.

Quand elle a tiré les cartes pour moi, il est clairement ressorti que mon plus grand défi était de concrétiser un Amour. Aujourd’hui, je comprends mieux en quoi consiste le défi. Je pense que, peut-être, le défi réside entre autres dans le fait de panser mes blessures, de me réaliser pleinement par un travail introspectif et de faire preuve de patience.

Ainsi un Amour fait battre mon cœur. Et chaque instant partagé avec elle, à lui écrire, est un don précieux de la vie dont je me réjouis pleinement.

4 – Une histoire compliquée : faut-il abandonner ?

Les 800 km qui nous séparent sont de loin les seuls obstacles à une éventuelle réunion. D’où une histoire d’Amour d’autant plus compliquée… et complexe.

Faut-il abandonner pour autant ?

Je suis étonné de la facilité avec laquelle on peut baisser les bras. Sur certains forums, où des personnes témoignent d’une situation similaire, il est fréquent de lire des réponses telles que : « C’est mort.», « Laisse tomber.»… J’entends qu’on a toutes et tous un rapport très différent à l’amour. Stéphanie Hahusseau nous révèle dans son livre une manière différente de s’attacher, des « styles amoureux». Ce que je trouve regrettable, c’est de décréter que la relation en vaut pas la peine sans même en considérer un tant soi peu la singularité dès lors que c’est difficile. Dès lors que ce n’est pas « socialement acceptable ». Et un truc qui m’agace : à en écouter certains, on croirait que la vie est Tinder. Tu matches, c’est tant mieux. C’est compliqué, tu cliques sur la croix. Fin de l’histoire…

Je pense que c’est un choix très personnel. Qu’il convient d’étudier attentivement la situation. D’interroger nos attentes et nos aspirations. De sonder notre cœur. Quoi qu’il en soit, je pense que l’on devrait davantage inviter à la réflexion plutôt que de décréter froidement « C’est mort. » Personne ne peut nous révéler l’issu de notre aventure. Bien sûr, on peut faire le choix de ne pas poursuivre. Notamment si cela engendre une souffrance que l’on ne parvient pas à surmonter ou si on reconnait que les fondements de notre attachement sont contestables. Je ne parle même pas de ces femmes qui s’agrippent à des hommes qui les blessent, ou ces hommes qui se leurrent sur ces femmes qui les délaissent sans explication. Mais je ne suis pas concerné par ces deux cas.

Je pense que la vie n’en vaut pas la peine si on en délaisse les passions les plus ardentes. Le sentiment amoureux est si rare et si précieux… C’est la plus belle chose qui m’ai été donné de vivre. Cette rencontre est le plus beau cadeau que la vie m’ai jamais offert. Par dessus tout, j’ai foi en notre relation et je sais par mon cœur que nous avons un lien d’âme que rien ni personne ne pourra jamais briser.

C’est pourquoi je fais choix de vivre de ma passion et d’en recueillir l’ombre comme la lumière. Ce qui n’est pas toujours facile. C’est même parfois très dur, de se sentir si loin de la personne que j’aime le plus au monde. Mais notre relation me rend heureux et me fait d’autant plus grandir que les difficultés sont grandes.

Tiens, parlons-en, des difficultés !

5 – Un apprentissage, une préparation vers l’Amour inconditionnel

En digne hypersensible, je me suis posé d’innombrables questions. Parmi les plus intrigantes, il y a toutes celles qui émergent de ce que la relation a d’impossible.

Pourquoi la vie m’a t-elle offert d’aimer, sans pour autant me permettre de concrétiser mon amour ? Pourquoi cette distance ? Tous ces obstacles entre nous ?

De toute évidence, je n’aurais pas les réponses à ces questions avant d’avoir concrétisé un Amour ou de me confronter à un Amour clairement impossible. J’ai plusieurs interprétations quand à la possible finalité de cette rencontre. Mais l’ important, c’est le sens que l’on donne à la séparation (et non pas l’impossibilité, car je pense que rien n’est impossible et qu’elle peut être soulevée). Puis comment on va le vivre au jour le jour.

Je crois, à l’instar de David Sabat – tel qu’il en parle dans sa vidéo « séparation ou préparation ? » – que la séparation et les difficultés qui en découlent ne sont autre qu’une invitation à travailler sur soi. C’est à dire tout faire pour cicatriser ses blessures, développer sa confiance en soi et son amour propre, purifier l’esprit, l’âme et le corps ; en vue d’être pleinement disposé à vivre l’Union.

Car il faut être prudent avec les attentes qui génèrent de la souffrance du fait qu’on ne peut les satisfaire. De même, les peurs, si on ne sait les recevoir, ont la fâcheuse tendance à nous mener vers le danger même dont elles tentent de nous écarter. La peur de l’abandon peut nous amener à être réellement abandonné. Donner un sens à cette épreuve de la vie apaise et dissipe les angoisses.

Par ailleurs, une fusion prématurée pourrait s’avérer catastrophique. Je ne pense pas que la vie nous impose de tels obstacles pour qu’on se jette tête baissée dans le mur à s’en casser la figure. Je pense qu’il s’agit plutôt d’accroître la patience et de fortifier notre foi. La foi en soi, en l’autre, en la vie et en notre Amour.

Je pense qu’il s’agit peut-être d’une occasion de s’élever vers un Amour Inconditionnel. Un Amour qui n’attend rien de l’autre, qui ne demande rien en retour et qui se préserve de la précipitation et des décisions déraisonnables pour soi comme pour l’autre. Un Amour propre, doté d’une imparable bienveillance envers sa moi même et à l’égard de la personne aimée. Un Amour favorable à la lucidité.

La lucidité qui invite à reconnaître que l’on est peut-être pas tout à fait prêt et à accepter que, potentiellement, cela n’aboutira pas à une Union. Qui sait, ce n’est peut-être pas l’objectif ? Je pense qu’il faut l’accepter. Se préparer à l’Union comme au renoncement. Peut-être que l’Amour est ailleurs. Avec une autre personne ? Uniquement avec soi même et en soi ? Dans la solitude ? Dans la quiétude de la montagne ? Avec elle mais dans dix ans ? Je pense qu’il faut laisser les choses se faire et écouter son cœur.

Et la suite de l’aventure ?

Je n’ai pas tout à fait terminer mon exploration, l’aventure continue.

Quoi qu’il en soit je n’ai pas de doute sur le fait que la vie nous aime et que la source (dieu si vous préférez, nos anges gardiens ou guides de lumière, à chacun ses croyances) a de beaux projets pour l’élévation et l’épanouissement de nos âmes. Si deux âmes ont rendez-vous pour une aventure amoureuse, alors rien ne les en empêchera.

Sur ces mots je vous souhaite d’être heureux et de vivre de belles aventures, qu’elles soient solitaires ou amoureuses !

 

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